LA FIN DU PRIMAIRE, LA TEMPÊTE ET LE CALME RETROUVÉ

LA FIN DU PRIMAIRE, LA TEMPÊTE ET LE CALME RETROUVÉ

Aujourd’hui c’était le dernier cours d’histoire de cette année de CM2 pour Sacha. Ça lui fait un peu bizarre au Cha ce primaire qui se termine. Il a hâte d’arriver au collège, il en parle depuis des années. Ces cinq classes de primaire à Paris puis à Nîmes se sont écoulées comme pour tout le monde, au gré des découvertes et des apprentissages. Des amitiés à la vie à la mort et des enseignants.

C’est à eux que je pense ce soir, à ceux qui chaque jour ont appris à mon petit, devenu grand.

Il y a celle qui en un regard a su que pour Sacha le CP allait être une formalité, lui qui lisait déjà bien avant. La douce, la blagueuse, celle qui prend encore aujourd’hui des ses nouvelles et qu’il est allé voir récemment dans son ancienne école du 3 ème.

Et puis celle qui débutait et qui a mis tout en œuvre pour faire en sorte que chaque enfant puisse aller à son rythme. Celui qui était un homme et qui a appris aux enfants, l’autonomie et l’humour. Celui qui écrivait des devinettes au tableau et qui chambrait un peu.

Et puis il y a eu la découverte d’une nouvelle école, la perte des repères et des vieux copains. Il y eu cette maitresse avec l’accent qui chante que Sacha devait faire répéter parfois. Elle est trop vite partie et a été remplacé par celui qui était taciturne et qui obligeait le petit gars à ranger ses classeurs pendant la récréation. Le maître à l’ancienne qui pourtant avait déjà compris que Sacha ne pouvait pas écrire trop longtemps.

Et puis il y a eu celle qui nous a déjà oublié.

Celle que moi en revanche je n’oublierai pas.

Celle qui a refusé d’apporter l’aide dont mon enfant avait besoin. Celle qui pourtant y était obligée. Celle qui l’a blessé en toute connaissance de cause et qui a bien de la chance que que je sois non violente. Celle qui a de la chance d’être tombée sur quelqu’un qui a ce métier en très haute estime.

Celle qui un vendredi d’octobre nous a taillé le cœur en pièces et qui ne m’a laissé comme seul choix,  que celui de changer mon enfant d’école. Celle qui a fait de moi, cette mère qui emporte son enfant comme une voleuse, loin de ce qui commençait à l’abîmer. Loin de ses nouveaux amis aussi. Pour qu’il puisse recevoir ce à quoi il avait droit. Pour qu’il puisse recevoir une aide, un soulagement, une écoute bienveillante et un enseignement approprié.

Non, elle, je ne vais pas l’oublier.

Et puis il y a eu notre sauveuse, celle qui l’a accueilli en cours d’année, celle qui a la voix qui porte et qui fait du mieux qu’elle peut pour lui. Celle qui a bravé les tempêtes de neige pour tous les emmener au ski, celle qui a sa carte de membre en diamant dans nos cœurs et dans notre maison. L’amie de la famille, notre chance après les jours sombres.

Et en philigrane, celle qui est ma mère, l’enseignante qui ne veut pas arrêter d’enseigner alors qu’elle a passé l’âge, celle qui veille au loin et qui me souffle quoi dire, celle sur qui je m’effondre lorsque j’ai mal à mon enfant, celle qui est de bon conseil et qui sait taper du point sur a table pour faire avancer les choses.

Enfin il y a toutes mes amies, les Émilie, les Natacha, les Cécile, les Karine, les Marion, celles qui aiment leur beaux métiers, celles qui sont là pour nos petits, celles à qui je m’accrcoche quand ça tangue un peu pour demander conseil et qui font de leur métier difficile et passionnant, une vocation.

En cours de route nous avons eu besoin d’aide, non sans mal, nous avons quand même fini par la trouver. Ce que nous avons découvert, je n’ai pas besoin de le consigner ici, je ne le souhaite pas non plus. Par pudeur, par peur que de l’écrire on s’en souvienne dans quinze ans, alors que d’ici là, cela n’aura plus d’importance. Sacha va bien, il a grandi, il a enrichi sa culture et s’est fait des amis, voilà bien l’essentiel.

En classe c’est le roi de l’ordinateur, il tape plus vite que son ombre, ce petit gars qui l’année dernière encore tapait avec deux doigts est maintenant complètement autonome avec son portable. Il aura besoin d’encore beaucoup d’aide et de bienveillance mais ces derniers mois nous ont appris comment faire pour se battre un peu fort. Alors c’est bon, nous saurons faire désormais.

Les moments difficiles, je les mets de côté, et j’essaie vaille que vaille de nous préparer de belles vacances. Deux petits mois avant le tourbillon du collège, deux mois pour lui apprendre encore mieux à s’organiser.

Le jour de sa rentrée au CP, j’étais enceinte de Violette, le voir avec son cartable trop grand m’a fait pleurer plus que de raison. En septembre, si bien malgré moi une larme coule, ce sera de fierté. De la joie de le voir si grand.

De la joie de le voir arrivé jusque là.

 

À très vite.

Camille

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39 commentaires

  1. Pauline

    Prof dans un lycée adapté, ca me fait chaud au coeur de lire ca.. on est souvent ( dans mon erea en tout cas ) malmenés par les élèves ou les parents, parfois on perd la foi, on sait plus bien pourquoi ou pour qui on est là, on rentre en pleurant à la maison car on n’a pas su bien faire ou pas assez et on renifle plusieurs fois avant de se dire que ca ne représente en rien tout ce qu’on voudrait montrer , partager, quand ca fonctionne , quand ca roule même , que l’on débloque des endroits où ca coinçait pas mal depuis un moment, la fierté de ceux qui apprennent ou réussissent.. alors merci merci merci de croire aussi bien à ce que l’on tente de faire du mieux que l’on peut..

  2. woodyealine

    Mon Jul est instit et je sais l’investissement que ça engendre ce métier. Les enseignants ne sont pas tous bons mais un post comme celui-ci ne peut que faire plaisir aux bons.
    Il est beau ton cha et je lui souhaite un super été de grand futur collégien.
    Je me souviens de ma rentrée de 6ème, par pitié, ne fait pas comme mère, ne lui laisse pas son cartable tann’s ^^
    Bisous.

    1. Audy

      Une larme toute ronde tombe sur ce petit clavier de smartphone, une autre roule sur ma joue, la ou mon fils me fait les plus doux des bisous. Il a 3 ans. Demain je l inscris à la maternelle.

  3. Cilou

    Pfiou je suis toute émue à te lire tant je sais que ce parcours a été ardu …
    Nous somme le 18 il me semble me souvenir que se jouait quelque chose aujourd’hui, j’espère que les réponses vous aideront
    je vous souhaite un collège avec de la bienveillance pour que ce beau jeune homme s’épanouisse
    Je t’embrasse fort fort fort

  4. Romandine

    Le CE1 se termine pour ma fille. Une année difficile qui nous aura fait perdre la confiance que nous avions dans cette institution qui est censée accompagner nos enfants. Ma fille a dû faire face à une enseignante qui ne devrait en aucun cas se retrouver face à des enfants, malheureusement rien n’est prévu pour ce genre d’individu. Nous avons vu notre fille s’éteindre peu à peu, nous avons envisagé de la changer d’école ou même de la déscolariser. « Heureusement » sa maîtresse en est arrivée à un tel point qu’elle a dû être internée. Les remplaçants se sont succédés. Depuis deux mois, ma fille est en classe avec une « vraie » maîtresse. Peu à peu, nous retrouvons notre petite fille d’avant : joyeuse, heureuse d’aller en classe, curieuse, attentive. Aujourd’hui, nous restons en colère face à cette institution qui n’a pas voulu attendre la détresse des enfants.


    1. Post author
      ritalechat

      Merci pour ton message Romandine. Il y a des moyens de se battre (saisir l’académie par exemple) mais je sais que bien souvent les lettres et les appels tombent aux oubliettes. J’ai autour de moi des instits formidables, et complètement écoeurés de ce qui nous arrivait. Mais oui ça arrive, et plus fréquemment que ce que l’on croit. Emettre des critiques sur les enseignements est toujours délicats, et Dieu sait si je sais faire la part des choses en évitant tout amalgame; mais pointer du doigts des instits toxiques pour nos enfants est tellement important je trouve. J’espère qu’aujourd’ui ta fille va bien, c’est ça le plus important.
      des bises

      1. Romandine

        Nous avons écrit à l’inspectrice qui n’a pas daigné nous répondre. Je sais pas si de votre côté vous avez rencontré des personnes prêtent à vous écouter mais nous avons eu l’impression de ne pas être soutenus, avec un double discours du directeur de l’école (face à nous puis face à l’ensemble des parents d’élèves). L’inspectrice n’a pas joué son rôle ni avec nos enfants, ni avec la maîtresse. Nous habitons Alès, je pense que la gestion de ce genre de problèmes dépend beaucoup du bon vouloir des inspecteurs vu que rien n’est véritablement prévu pour gérer les enseignants qui dysfonctionnent. C’est un métier difficile, les enseignants sont de plus en plus décriés et cette absence de réactions quand des enseignants « dérapent » retentit sur les enseignants qui font leur métier de manière exemplaire.

  5. Mathilde

    Bah v’la ti pas que moi aussi je la verse ma ptite larme ! Ma poupette rentre en maternelle en septembre, ma mini pouce, ma petite portion, à 2 ans et demi… J appréhende beaucoup cette nouvelle étape, les relations avec les instits, les autres élèves, les parents d’élèves… Je souhaite à ton Cha plein de courage pour la suite de sa scolarité ! Bisettes

  6. madamezazaofmars

    Je me retrouve dans certains de tes mots, des bons, des moins bons, mais j’aime cet espoir que tu nous transmets. Et je le relirai si je flanche comme ça arrive parfois, pour reprendre des forces. <3


    1. Post author
      ritalechat

      Et toi et moi on sait comment les moments de découragement arrivent sans prévenir… je t’embrasse fort fort fort.

  7. AnA

    Mais avec ce sourire charmeur et les astuces géniales de sa maman (cartes heuristiques et autres supers panneaux de conjugaison), il va conquérir le monde ton fils !

  8. Isabelle

    Ah j’ai beau être née dans ce métier et y continuer, que je sais que rien n’est simple… Cp pour mon grand et sa maternelle mouvementée, petite section pour ma puce mais du coup elle n’ira que le matin, envie de la préserver un peu….

  9. marie

    Merci pour ce très beau texte qui m’a particulièrement parlée (d’habitude je lis sans jamais commenter!). Mais là, cela me touche particulièrement. Prof en lycée, dans des classes dites « chaudes », j’entends mes élèves souvent parler de profs qui les ont massacrés, détruits par des mots violents et forts. Donc en plus du simple métier d’enseignant, je réalise de plus en plus l’impact que nous avons sur les élèves, leur relation avec cette institution, l’estime que nous leur apportons et qui doit lui permettre de devenir adultes… Nous devons aussi pour beauoup d’entre eux arriver à rétablir une relation de confiance avec les adultes et ce n’est pas toujours évident. Un seul enseignant peut détruire une scolarité (et il y en a dans chaque établissement) ou (et heureusement) la transformer positivement.
    Et en tant que maman, mon grand a eu en maternelle 2 instits qui n’avaient rien à faire face à des tous petits (une leur faisait du chantage au suicide!). Heureusement après un changement d’école j’ai trouvé des oreilles attentives qui ont permis à mon fils de s’épanouir malgré son parcours qui doit être adapté.
    Bons derniers jours d’école à ton grand et beau garçon, en espérant que le collège lui permettra de s’épanouir encore davantage


    1. Post author
      ritalechat

      merci beaucoup pour ton message plein d’espoir. Je m’aperçois que changer son enfant d’école n’est pas si rare… sur le moment je mes suis sentie seule au monde…

  10. Eve

    J’ai versé ma larme encore, que ce texte est beau. Tu es une maman en or, toi aussi tu mérites une carte en diamant. Sois forte, comme tu l’a toujours étais, tu vas assurer, il va assurer !!!
    Et puis profites de tes vacances aussi…mets de côté tout ça le temps du séjour.
    je t’aime ma caille.


    1. Post author
      ritalechat

      arrête c ‘est moi qui vais chialer encore!! et oui bientôt les vacances, ça va être trooop cool!

  11. Melodie

    Bonjour :)
    Avant d’etre maman et de prendre un agréable congé parental, j’etais surveillante dans un collège.. Chez nous, chaque surveillant est tuteur de 3 classes, et moi, j’avais (par hasard puisque j’avais trois niveaux differents choisis à la courte paille) les trois classe où il y avaient des eleves dyslexiques un petit peu ou enormement, ou alors avec des problemes de graphisme. Je les prenais une heure par ci par la dans la semaine pour faire les devoirs, mais en fait c’etait plus un pretexte pour papoter et leur faire aimer l’ecole malgré tout.. J’ai meme ete jusqu’a aller en classe avec un cinquieme qui se plaignait que les professeurs ne le laissaient pas se servir de son ordi (il ne sait pas ecrire alors il dicte a un logiciel) pour mettre en place tout ca sur un mois. Bref, tout ca pour dire que ce que je repetais aux eleves et que j’aimerais dire à ton grand, c’est qu’en angleterre, les gens qui ont des difficultés pour lire, ecrire, ou autre à l’ecole le marquent absolument sur leur cv par la suite, parceque c’est une FORCE, parceque cela signifie que toute la vie ils se sont adaptés, qui sauront s’adapter sans difficulté à quoi que ce soit… Un genre de super hero pour le monde de l’entreprise actuel..


    1. Post author
      ritalechat

      Oh Mélodie! Ton message me fait pleurer (c’est infernal en ce moment je suis sensible du bulbe, je suis une vraie madeleine). Je lui répète sans cesse que tout ça est une force et le sera pour plus tard. Je ne savais qu’en Angleterre on l’écrivait carrément sur le CV. Mais c’est tellement logique, cette capacité d’adaptation, celle de pouvoir se relever après les échecs ou les humiliations, l’intutivité pour l’informatique, c’est un atout incroyable. MERCI MERCI ! tu m’as filé une sacrée pêche!!!

  12. Fynn

    pfffffiou moi aussi larmes aux yeux… Quel chemin ! quel petit homme, quelle maman ! quels supers enseignants ! quelle autre bien n***e !

    Et merci de partager avec nous, c’est tellement important ces mots échangés entre mamans, qui vivent plus ou moins les mêmes galères, les mêmes joies ! MER-CI <3

  13. Floriane

    Mon Lutin entre en primaire en septembre, heureusement sans souci, mon tout petit qui a tant hâte de savoir lire, mon bébé qui devient grand. Des étapes à noter dans notre mémoire pour toujours.

  14. Céline L

    Cela m’a fait du bien de lire ton article, de voir le parcours de Sacha. ce n’est pas évident de tomber sur un bon instit
    Le souci que j’ai c’est que mon fils tombe sur un mauvais instit. je voudrais savoir comment tu as pu le faire changer d’école en cours d’année?


    1. Post author
      ritalechat

      Lorsque j’ai compris que ni la directrice ni la maîtresse ne nous aideraient, j’ai pris mon fils, j’ai demandé un certificat de radiation et on est partis. voilà c’est tout simple! ensuite il a fallu trouver une place dans le privé en pleine année scolaire, nous avons eu de l’aide pour ça, car ça peut être parfois compliqué, les classes étant souvent déjà surchargées. Changer son enfant d’établissement est simple certes, mais c’est la décision qui est très très dure à prendre.

      1. céline L

        Et je suppose que changer son enfant pour une autre école publique en pleine période scolaire doit être encore plus compliquée…..

  15. julie

    C est si joliment ecrit….je vie en Angleterre et mes enfants sont dans le systeme anglais. Je suis toujours scie des difficultes que les enfants a besoin speciaux ( c est comme ca qu on les appele ici) ont en france. Ici c est tres differents the special need children sont pris en charge au plus vite et des adultes en plus que l insitite ( teacher assistante) leur viennent en aide. Thomas mon petit garcon a eu quelque difficulte du au langage a une sourdite qui depuis a ete prise en charge. Moi puis la maitresse avont vite pris les chose en charge et aujourd hui ca va beaucoup mieu mais il garde une etiquette au cas ou et une teacher assistant serra a cote de lui si il a besoins notament pour l ecriture ( car il entend pas tres bien tous les sons) . J espere que tout ira bien au college l avantage c est que c est plusieurs profs! Puis si il a besoin d aide il y a plein de methode en aide a la dislexie sur de tres bon site anglais. Xxxx

  16. Anne-Laure

    Bonjour Camille,

    Cela fait des mois que je suis ton blog, que j’adore tous tes articles, tous, sans exception….. au début j’ai remonté le fil à l’envers, puis je me suis mise à attendre avec impatience chacun de tes articles, que je découvre avec une immense joie, quel qu’en soit le sujet d’ailleurs. Je ne me suis jamais permise de commenter, mais là, là, je ne peux pas passer à côté. Ton texte est merveilleux. Je n’ai pas pleuré, mais mes yeux ont brillé….. Tu rends hommage à ces personnes, ces « instits » qui ont aidé ton fils…. et tu pointes du doigt celles qui n’ont pas su être là au bon moment au bon endroit. Ton histoire n’est pas facile, mais c’est un force….
    Je vais te raconter une petite histoire. Il s’agit d’un jeune homme, nous l’appellerons T. Il y a quatre ans il entrait en seconde (j’étais alors professeur principal de sa classe) et ses parents nous ont tout de suite alertés, T. est dyspraxique, il a une AVSI en classe, il ne peut écrire, donc il a un ordinateur, et les évaluations étaient surtout orales pour lui cette année là. Il a fallu que tout le monde se batte pour que ce charmant jeune homme puisse bénéficier de toute l’aide dont il avait besoin. Aujourd’hui, il passe un bac S et veut travailler avec les animaux. Avec les animaux me dit-il, il oublie son handicap….. Ce jeune homme me fait beaucoup penser à ton fils. Je ne sais pas quelle est la nature du soucis que peut rencontrer Sacha, mais comme une autre maman le disait plus haut, c’est une force, ton fils dont tirer une force de tout ceci. Eh puis, cela ne lui fait pas perdre son sourire. Le jeune T. a lui aussi un sourire merveilleux, et même si cela fait deux ans qu’il n’est plus dans mes classes, il ne se passe pas une semaine sans que son sourire vienne illuminer mes journées à la porte de ma salle!
    Je t’embrasse Camille, moi qui suis si loin au milieu de l’Océan Indien. Merci au net de pouvoir faire en sorte que si loin nous nous sentions toutes si près les unes des autres….

  17. severine

    j’arrive après la bataille, ou je me suis mise à pleurer en lisant ton texte puis en lisant les commentaires…ton texte résonne en mon cœur de maman, et plus particulièrement en ce moment, j’ai un petit garçon différent… et je sais que le système scolaire ne s’adapteras pas à lui mais qu’il va falloir que je lui apprenne à s’adapter au système.
    En tous cas je pense plus que tout que la différence est une force et qu’elle aide à avancer.
    la maîtresse de CP de mon fils est une femme intelligente qui au lieu de reléguer au fond de la classe, mon petit bonhomme qui ne faisait pas de bruit mais refusait d’écrire, elle nous a alerté, de façon bienveillante et je l’en remercie (pas comme celle de ms), le diagnostic est posé et nous allons l’aider mais je me sens démunie .

    je vous souhaite de bonne vacances, l’année scolaire se termine en décembre ici, il lui reste encore des mois pour écrire …

  18. Dame de Myrrhe

    Je lis très souvent vos articles. Là, nécessairement, je laisse quelques mots.
    Enseignante en CM1-CM2 depuis sept ans, j’ai vu passé de si nombreux élèves dys. dont le problème n’était jamais pris en charge par absence de suivi. Les parents du milieu où j’exerce ne sont pas toujours concernés, pour tout dire si j’ai deux « mercis » en fin d’année, je suis ravie. Alors merci pour votre considération, merci de voir le bien là où le mal existe aussi (et oui certains collègues ne devraient clairement pas enseigner !). Et surtout bonne route à votre enfant, puisse-t-il s’épanouir, garder son joli sourire et devenir « grand » avec bonheur.

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