LES QUESTIONS SUR LA MORT.

LES QUESTIONS SUR LA MORT.

quetsion sur la mort3 quetsion sur la mort1 quetsion sur la mort4« Tu vas faire comment quand je serai morte ? Tu pourras venir avec moi ? On a le droit de mettre nos doudous dans La Boite ?

Nous y sommes. La mort et son lot de fantasmes et d’inquiétudes.

Si mon grand avait posé seulement quelques questions à l’époque, Violette, elle s’en pose continuellement. J’ai la nette impression qu’elle fait une petite fixation à propos de ce sujet.

Au début rien de grave, des questions « normales » à cet âge et puis peu à peu, les interrogations se sont faites très précises et de plus en plus présentes.

Tout a commencé je pense lorsqu’elle a posé des questions sur sa grand mère paternelle La maman de Rod est partie il y a très longtemps, sans que je ne la connaisse moi même. Il y a une jolie photo d’elle à la maison, Violette et son papa lui ressemblent énormément d’ailleurs c’est assez troublant.

Elle a demandé plusieurs fois pourquoi sa grand mère était partie, nous lui avons expliqué avec de vrais mots, mais sans rentrer dans les détails la raison de son décès.

Depuis Violette en parle très librement, n’importe où n’importe quand. Lorsque on est enfant on ne fait pas attention au contexte, on dit juste ce qui nous passe par la tête.

« Tu sais la maman de mon papa elle est morte. Mais bon il a encore son papa alors ça va tu vois ? »

J’ai l’impression qu’elle s’est rendu compte avec notre histoire que nous, ses parents n’étions pas eternels et à partir de là son cerveau tout neuf s’est mis à faire des liens.

Elle a commencé à imaginer sa propre mort, celle de son frère, la notre évidemment. Elle se crée des scénarios complètement fous en espérant que nous mourions tous en même temps et ses doudous avec.

Moi je n’ai aucun problème avec la mort, c’est bête à dire mais c’est comme ça. J’ai peur de mille autres choses mais la mort ne m’inquiète pas. Si je parle de tout ça ce soir c’est que j’ai l’impression qu’avec la petite on est un peu au delà d’une « phase ». La mort vire carrément à l’obsession.

J’ai essayé de la rassurer en lui expliquant que oui, ça arriverait un jour, mais dans tellement longtemps qu’on arrive même pas à s’imaginer quand. Que je disparaîtrais quand elle n’aura plus besoin de moi et qu’elle sera très vieille. Au fond de moi je sais à quel point tout cela peut s’avérer faux. Mais je la trouve tellement petite pour lui dire la brute réalité. Je n’aime pas mentir à mes enfants, mais de temps en temps et surtout sur des sujets aussi sensibles, j’enjolive un peu pour préserver.

Je sens aussi qu’elle flirte de plus en plus avec le danger, chose qu’elle ne faisait pas du tout il y a quelques semaines. Je me dis que peut être tant parler de la mort est sa façon à elle de la désacraliser, de l’intégrer à sa vie tout simplement. Je sais aussi que toutes ces expériences sont une recherche de limites, qu’elle teste jusqu’où elle a le droit d’aller, mais j’ai eu besoin d’un peu d’aide pour gérer ses questions et ses aventures intrépides.

Et devinez vers qui je me suis tournée ? Vers Vanessa ma dealeuse de livres! Elle a préparé une sélection autour de toutes ces questions, et ses conseils lecture vont m’être bien précieux j’en suis sûre. J’espère qu’ils le seront pour vous aussi.

N’hésitez pas à me faire part de votre propre expérience, j’ai hâte de lire comment c’est chez vous. Ah, ces petits chats, ils n’ont pas fini de nous faire poser des questions n’est ce pas ?

A très vite

Camille

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26 commentaires

  1. Bouliloue

    Nous avons parlé de mort récemment à nos enfants puisque leur tonton de cœur est mort d’un cancer… Ils l’ont vu se dégrader, vieillir si vite, perdre ses cheveux, s’affaiblir. Nous les avons préparé à ce moment douloureux et si triste… Et puis nous avons beaucoup pleuré ensemble. Mais ce qui nous a aidé c’est que la mort était là, avec nous, chaque jour et nous étions obligé d’y mettre des mots. Et lorsqu’il s’est arrêté de vivre, de respirer, de marcher, d’être là nous avons exprimé notre chagrin. Et alors, dans les discussions à table (parce que souvent de grandes discussions débutent à table) les enfants ont parlé de la mort de manière chronologique et logique: qui mourra après? Pépé mamé puis papy mamie puis nous, les parents, oncles et tantes du même âge, puis eux, nous enfants de 9 et 6 ans. Et puis voilà ce sera dans l’ordre. Pas dans l’ordre des choses, mais dans l’ordre de l’âge. Alors pourquoi tonton est mort avant pépé mamé alors qu’il était plus jeune?? Parce qu’il y a aussi dans la vie des méchantes maladies qui attaquent et qui font mourir, sans qu’on sache pourquoi. Cette question donne lieu à tant de réflexions différentes!! A l’épique on nous avait conseillé d’en parler de manière simple mais vraie. Encore ce soir mon Loulou nous a dit qu’on allait être triste pour toujours. Oui parce que c’est ça aussi la mort. La tristesse. Et aussi parce que mourir de vieillesse c’est quand même moins triste que de mourir de maladie ou d’accident…ce qui rassure beaucoup notre fils.
    Je vais aller regarder ta sélection. Merci.

  2. aurélia

    Nous avons aménagé dans notre nouvelle maison il y a 4 ans et demi, un mois avant la naissance de mon deuxième. Mon grand avait 2 ans à l’époque. Quand il est entré à l’école du village il s’est vraiment pris d’amitié pour la fille aîné de ma voisine qui le chouchoutait …. Puis un peu après ses quatre ans le papa de cette fille est décédé brutalement , ça a été un choc, il laissait sa femme et ses filles de 7 et 9 ans.,nous le croisions tous les matins en allant à l’école un grand sourire aux lèvres, c’était vraiment le genre de personne pour qui on éprouve de la sympathie en deux secondes. Après ça mon grand a beaucoup beaucoup parlé de la mort, il s’inquiétait toujours de savoir si notre voisine était bien présente pour s’occuper de ses filles, je sais que ça l’a marqué , il a beaucoup parlé de la mort pendant un moment et puis maintenant , il a 6 ans et c’est un peu passé. Certains enfants sont très sensibles , je me souviens de plein de réflexions de mon aîné qui m’ont montrées combien il était sensible à nos états d’âme.C’est comme ça, un peu déroutant des fois, mais il faut expliquer, parfois un peu enjoliver  » mais noooon on va pas mourir on n’est pas malades  » . Je pense que c’est un passage pour Violette, ça passera…

  3. Adeline les petits cultivés

    C’est vraiment touchant de les voir si inquiets! On a été confronté à ça cet été avec Milian qui a le même âge que ta petite fleur! En lisant un livre sur le corps humain et le rythme de la vie il s’est rendu compte que lui aussi aller devenir vieux et mourir! Il a fondu en larme en me disant qu’il ne voulait plus grandir parce qu’il ne voulait pas mourir… Je ne vous explique pas mon état, j’étais très sereine en apparence mais au fond j’étais en mille morceaux! On a beaucoup parlé de la mort, de mon papa qui est décédé et des autres de nos proches qui nous ont quitté, et on l’a rassuré en lui disant qu’on mourait tard (je nous le souhaite lol)! Pendant un petit moment je l’ai senti angoissé par cette histoire, il en parlait tout le temps… Mais ça a fini par passer! De temps en temps il en parle mais rien d’alarmant…
    Bon courage pour cette phase si compliqué et forte en émotions!

  4. madame poussette

    premiere fois que je publie chez toi ;-)
    juste pour parlais de chez moi et chez moi c’est  » tout rose »
    tout à commencé en mars 2015 j ai de perdu mon papa d une maladie mes enfants 6 et 3 ans l ont vu se dégrader moi je savais qu il avait peu de temps alors j en ai profiter au maximun pour la premiere fois mes enfants ont jouer avec lui.
    Devant l hopital aux barbies aux puissances 4 des choses toutes simple au ballon …. devant l hopital car les enfants ne sont pas autorisés dans ses services quelle tristesse …. puis mon papa c’est envolé j ai mis 2 jours avant de l annoncer aux enfants je chercher les mots , les explications même si je l ai avaient préparés puis je leur et annoncé dans la voiture le seule moment que j ai trouvé pour leur annoncé ma grande a de suite voulu mettre des mots dessiner ;cette lettre je l ai lu lors des obsèques de mon papa puis je l ai laissé avec lui .pour mes enfants papi est beaucoup mieux dans le ciel il ne souffre plus il a ses copains et maintenant nous allons gaiement une fois par mois dans » son jardin  » au cimetiere pour lui apporter des nouvelles fleurs des dessins des perles à chauffer puis je viens de perdre ma grand mere le mois dernier pareille d une maladie sauf que là ça a était plus compliqué mes enfants l ont toujours connu malade ils s avaient qu elle aussi allait partir mais quand elle a commencé à allais mal j’ai eu des soucis de santer je suis rester 2 semaines hospitaliser et j ai étais opéré 2 fois à une semaine d intervalent pendant lesquels ma grand mere et partis au ciel du coup mes enfants ont eu peur que moi aussi je parte au ciel si je retourne à l hopital . le principale est dans parler sans tabou avec des mots adapter à chaque enfant et ici aussi ont revent on enjolive pour nous ils s amusent tous dans le ciel et quand il pleut c’est surment qu il nous envoi une pluie de bisous .bisous a vous 4

  5. Les causettes de Célestine

    Mes plus grandes angoisses de petite fille étaient les angoisses liées à la mort. J’ai encore un souvenir très précis de ces moments atroces où je paniquais littéralement en y pensant, j’avais 4, 5 ans. Je me retrouvais en crise de panique, en pleurs, c’était très intense, très stressant. Je n’ai pas encore d’enfants, mais je me demande parfois comment je les aiderais à traverser et surmonter au mieux cette phase de questionnement.

    A la librairie, je conseille souvent une vraie pépite qu’est « Oko, un thé en hiver », de Mélanie Rutten. Très beau, touchant, très vrai. Une merveille.
    J’aime aussi beaucoup « Le coeur et la bouteille » d’Oliver Jeffers, et dans un ton un peu plus léger mais tout aussi percutant, il y a le très chouette « Bigoudi », de Delphine Perret.

    Belle nuit à toutes,

    Célestine

  6. AnA

    Mon fiston de 4 ans en parle beaucoup mais il faut avouer que ça n’a pas l’air d’être un sujet d’angoisse du tout, ça en finirait presque par être inquiétant d’ailleurs !
    Quand ma grand-mère ou quand la mère de mon compagnon sont mortes, on lui a expliqué ce que cela signifiait en prenant la traditionnelle métaphore de l’endormissement éternel. Je ne sais pas s’ils sont capables de comprendre l’absence, de la prévoir et de souffrir du « pour toujours ». En tous cas, je tente de banaliser la mort sans non plus effacer le chagrin qu’elle peut provoquer : c’est vrai que ce n’est pas facile de les rassurer sans les insensibiliser : c’est quand même cette toute petite angoisse de la mort (des autres en tous cas) qui fait la beauté de notre Humanité.

    1. Béatrice

      Il y a quelques années, lorsque mon papa est parti pour d’autres cieux ( il disait qu’il était avec les anges), mon petit fils qui avait 4 ans, nous a bien fait rire. Mon père avait une jaunisse en fin de vie, il a sans doute entendu une conversation, et il nous a déclaré, ah oui il était jaune comme les simpson papy. Parce que c’est aussi ça la mort avec les enfants. La vie continue, et c’est ça qui est important. Belle journée

  7. delphine

    Je suis sure qu’avec ces qqs livres et des discussions sur le sujet ,Violette va traverser cette période sereinement! Ana qui vient de rentrer à l’école a comprit il y a peu ce que cela signifiait ,on en parle beaucoup,on a fait faire un arbre généalogique sympa(mémémoustache) et sur cet arbre les cousines bien vivantes côtoient les arrières grands parents morts ,depuis longtemps pour certains, et mon pépé toujours en forme!Elle adore le regarder et qu’on lui raconte qui ils étaient par rapport à elle ,à nous et quelle place ils ont toujours dans notre coeur …et sur notre cheminée;-) Bonne journée!

  8. Marmite

    Bonjour,

    Notre fils a également eu une obsession avec la mort vers 4 ans. On s’est rendu compte sur le tard, sans qu’il l’exprime clairement, que ce qui l’inquiétait le plus, c’était sa sécurité et celle de son frère : si vous mourrez, comment va-t-on se débrouiller ? (Il est grand frère et très soucieux du bien-être de son petit-frère. Du coup, cette perspective représentait une responsabilité hyper angoissante). Les enfants sont beaucoup plus pragmatiques que nous et très sensibles à leur quotidien. Finalement, cette obsession est devenue beaucoup moins préoccupante à partir du moment où nous avons posé le problème franchement : « oui, la probabilité est très faible, mais nous parents, pouvons mourir demain. Et si ça arrive, tout est prévu. Ton papi et ta mamie seront là, ou ton tonton ou ta tata. Ils s’occuperont de vous comme nous, nous le faisons ». En fait, comme le sujet est toujours un peu gênant, nous évitions cet aspect de la question, pour ne pas l’inquiéter. Et finalement, c’est ce qui l’inquiétait, le « Mais nooon, t’inquiète pas ». Depuis que cette possibilité est cadrée pour lui, il est beaucoup plus détendu sur le sujet… Peut-être à essayer ? Bon courage, ce n’est jamais facile d’aborder ces questions, surtout lorsque l’on a connu des départs autour de soi.

  9. Françoise

    Je lis avec délectation votre blog mais jamais osé laisser un commentaire, mais aujourd’hui… Nous avons connu malheureusement la douleur de la « grande séparation » il y a peu. Un papa pour moi, un papi pour mes enfants. Ce papi si tendre, si joueur, si protecteur pour « ses petits loups », « ses pépites d’or » comme il disait. Nous l’avons accompagné jusqu’au bout, mais je crois que ce chemin si douloureux soit il a été très important pour moi et mes enfants. Mon lutin de 9 ans a demandé à mamie des « petites choses » de papi, un jeu de dés, de carte qui lui rappelle les bons moments, les éclats de rire et la complicité qu’ils avaient tous les deux. Nous avons beaucoup parlé et en parlons à chaque moment où l’un d’entre nous flanche. Mes enfants lui ont écrit chacun une jolie lettre pour le remercier pour tout ce bout de chemin ensemble, lettres qu’il a emportées avec lui. Quand le chagrin est là, je dis à mes enfants que papi les accompagne chaque jour de par ce qu’il leur a appris, fait découvrir et parce qu’il y a tout simplement un peu du même sang dans leurs veines et ils ont les mêmes si jolis yeux bleus. Je vous embrasse Camille

  10. La Fée Biscotte

    C’est un sujet difficile à aborder. Comment expliquer sans trop en dire pour ne pas les affoler. Ici on a eu droit aux questions pareil au décès de ma grands mère y a bientôt deux ans. Maintenant elle comprends un peu mieux, elle sait qu’on par qu’on va ailleurs mais le où reste très vague. J’ai eu le malheur une fois de lui dire qu’on part quand on est vieux du coup elle craignait le départ de mes parents, de moi… Comme toi je me suis tourné vers des livres que j’avais trouvé à la bibliothèque et on a approfondi le sujet de cette manière.

  11. Marie

    Merci beaucoup pour ce bel article.
    J’ai perdu mon petit frère 6 mois avant que mon ainée soit conçue. Il s’est suicidé. Elle a aujourd’hui deux ans et demi et demande parfois où est Tonton Raphaël. Les questions ne viendront pas tout de suite, mais si vous connaissez un livre pour enfant qui parle du suicide, qui me semble être une problématique bien spécifique, je suis vraiment preneuse.
    Merci :-)

  12. Melle Blanche

    Notre fille de 4 ans a eu à faire face à un premier deuil ce printemps, son arrière-grand-mère. C’est très délicat à expliquer quand on ne vit pas dans la foi.
    Elle en a conclut que de toute façon il en restait une autre d’arrière-grand-mère. Next ! gloups !

  13. Estelle from Cambridge

    Bonjour, c’est mon premier commentatire ici mais je lis ce blog depuis longtemps et c’est un sujet qui me touche beaucoup.

    Nous la mort, c’est un sujet que l’on vit avec les enfants depuis maintenant un peu plus longtemps que 3ans car mon second fils est mort.

    C’est vrai que souvent les questions ca va et ca vient surtout a des moments ou on ne les attend pas mais on a toujours ete tres franc avec notre ainee (sa soeur est nee apres le deces de son frere) durant la vie de son frere et on a decide de l’etre aussi apres sa mort. Alors c’est vrai que c’est dur d’expliquer des choses comme l’etat definitif de la mort, qu’est ce que c’est que la cremation, que fait t’on des cendres etc mais en choisissant les mots, ils comprennent tres bien et ont parfois beaucoup plus de sagesse que nous les grands.

    Apres on a eu des questions terribles du genre « est ce que ma soeur est la pour remplaceer mon frere? » « est que tu as arrete d’aimer mon frere parce qu’il est mort? » ou « je veux mourir maintenant pour etre avec lui ».

    Alors on leur a vraiment ouvert notre coeur en leur disant que oui c’est vrai pour vivre il faut mourir et que ca peut arriver a n’importe quel moment a chacun de nous mais que la plus grosse probabilite est que l’on sera tres vieux quand ca arrivera. Que la mort est inevitable mais que l’amour est bien plus fort et que les personnes decedees vivent toujours dans nos coeurs. Que comme on doit mourir un jour, on doit profiter de chaque moment de la vie a fond pour pouvoir tout raconter a A. quand on le rejoindra, Que l’on avait decide de ne pas de funerailles a A. mais une celebration de sa vie. Que l’on arrete pas aimer les enfants ou les adultes quand ils meurent rt que non on ne remplace pas les enfants non plus, d’ailleur c’est la premiere chose que j’ai dis a C quand elle est nee, c’est que on la voulait elle la petite troisieme pour elle depuis tres longtemps mais que l’on etait triste pour elle car elle n’avait pas eu la chance de connaitre A.

    Et puis on n’hesite pas a leur dire quand A. nous manque terriblement. On repete a Q quand A. lui manque que son frere etait son portrait crache et que s’il veut voir un peu de lui, il peut se regarder dans un miroir. On dit a sa petite soeur qu’elle a les yeux bleux de A et que chaque fois qu’elle plonge son regard dans le miroir on est sur que son frere ou qu’il soit la regarde aussi. On leur dit qu’il partage un peu de son ADN tout comme ils le partage avec nous et avec les grands parents et que meme s’ils l’un de nous vient a mourrir, ils ont encore ca au coeur meme de leur cellule. On leur dit de passer un maximum de temps avec les gens qu’ils aiment pour avoir plein de souvenirs dans la tete car une fois que les gens meurrent, ce sont les souvenirs qui gardent les vivants debout et qu’ils leur permettent de rire avec et de ceux qui sont partis.

    Je pourrais continuer pendant des heures en resume ce que l’on essaie de leur inculquer est ce la mort fait parti de nous, que ce n’est qu’un autre etape de la vie et que tant que l’amour est la, on arrive a garder un peu en vie ceux qui nous ont quitte.

    Pardon pour cette note longue et tres fouilli et surement bourree de fautes mais merci beaucoup pour cettte note.

    PS j’ai plein de livres extraordinaires sur la mort mais ils sont en anglais

  14. Lorelei

    C’est en effet vraiment délicat d’aborder certains sujets, même quand c’est à la demande de l’enfant qui pose des questions.
    Je pense que tu as eu la bonne réponse, c’est aussi celle que j’ai donnée à alice….
    et son papa de rajouter que nous nous retrouverons tous de l’autre côté lorsqu’il le faudrait….

    Gros bisous

  15. cha

    Bonsoir. Plusieurs livres testés sur ce sujet préoccupant. « Les questions des petits sur la mort  » (bayard jeunesse) ,interessant par ses mises en situation dans des petits contes joliment illustrés. Et le plus efficace et apaisant à la maison fut « au revoir blaireau  » (gallimard) où tous les animaux de la forêt pleurent leur ami parti avant de se rendre compte qu’il a laissé à chacun une petite part de lui, dans des exemples concrets: un objet, un joli souvenir, une recette secrète ou l’apprentissage du velo sans roulettes. Amicalement.

  16. karine_

    Il y a aussi « Petit lapin Hopla » qui raconte l’histoire de la mort d’un petit lapin et tous les petits actes que vont faire les animaux de la forêt pour lui dire au revoir.
    Et aussi « Jojo la mâche » pour évoquer le souvenir.
    J’ai aussi souvenir d’un livre qui s’appelait « Ecoute les bruits de la terre », c’est l’histoire d’un petit garçon qui perd son grand père et se raccroche à tous les souvenirs qu’il a partagé avec son grand père pour affronter son chagrin. Je regarde au boulot et je t’en dis plus si tu veux.

  17. Camille legoline

    J’ai perdu mon papa un an après la naissance de Josephine. Mon mari avait déjà perdu sa maman et sa petite soeur avant que je le connaisse.
    La naissance de la deuxième a été extrêmement difficile, elle a vécu une semaine entre la vie et la mort… Nous avons voulu préserver au maximum Josephine en lui épargnant la dureté de la situation. Mais les petits ont des oreilles ! De grandes oreilles ! Les jours passant des questions et inquiétudes étaient incessantes : « je ne veux pas que tu meurs papa, je ne veux pas que tu meurs maman !  » « ce sera qui mon papa après ? » Et nous lui répondions comme vous « ne t’inquiète pas on ne va pas mourir maintenant, c’est quand nous serons très vieux ! » Mais les questions continuaient encore et encore ! … On a finit par aller voir une psy qui lui a dit que sa petite soeur a faillit et que nous avons eu vraiment très peur. En sortant elle m’a demandé si elle aussi pouvait mourir… Et puis à partir de ce jour… Plus d’angoisses… Des questions certes… On parle de mon papa, de la maman de son papa (elle a la bonne idée de nous dire qu’on avait qu’à prendre notre beau Parent comme parent « c’est presque pareil ;) ) nous n’avons pas encore parlé de sa tante… Ça viendra. En tout cas je me rend compte qu’elle avait besoin de connaître la vérité… Et la vérité c’est que l’on peut mourir à tout âge… Perso j’étais incapable de lui dire ! Mais elle a été complètement capable de l’entendre… Ils sont épatants ses enfants !

  18. Camille legoline

    J’ai acheté un livre que j’aime beaucoup : « tu vivras dans nos cœurs pour toujours » je le trouve très beau et très doux…

  19. Pingback: Les petits bonheurs du dimanche #14 – Une semaine sur la Blogosphère | La Fée Biscotte

  20. Didine

    Je suis en plein dans la difficulté du dialogue sur la mort avec mon fils qui a 4 ans et demi et qui vient de perdre sa petite soeur il y a bientôt 2 mois. Sujet tellement difficile. Il ne comprend pas que ça soeur ne reviendras jamais. Il ne comprend pas qu’elle ne soit plus avec les médecins. Il ne comprend pas qu’on ai pu  »osé » la mettre dans » une boite ». Tellement compliqué quand nous même en temps que parents nous n’acceptons pas le dêces de notre fille.
    Je vais donc regarder les livres dont vous parler si cela pouvais nous aider.
    merci

  21. Fanny

    Ce texte et cette Violette me font penser à moi.
    Un peu plus grande que Violette, âgée de 7/8 ans, la mort m’obsedait. Pourtant personne de mon entourage était décédé à ce moment la. J’étais constamment angoissée, je pleurais souvent en plein milieu des repas. J’imaginais une troisième guerre mondiale, ou alors qu’après la mort c’était quelque chose d’horrible. Bref, un tas de scénarios. Cela a inquiété ma mère. Elle a pris la décision de m’emmener chez le psy, et depuis je vais mieux. Même si à 20 ans je me pose toujours des questions sur la mort, je ne suis plus autant angoissée qu’avant.

    Bon voyage,
    Fanny.

  22. nadine

    Bonsoir
    ici aussi mon grand qui avait 4 ans à l’époque a bcp parlé de la mort au point que je m’en suis inquiétée. J’ai essayé de répondre vrai, sans tricher mais sans détails. Et je voyais bien que rien ne le rassurait. Et puis la psychothérapeute qui nous suivait nous a donné cette clef : le temps n’a pas la même valeur chez nos petits, le temps les angoisse, il est trop immatériel. Leur répondre , oui, je vais mourir moi aussi un jour les effraie et on ne peut pas leur dire autre chose. Mais leur dire « bien sûr, moi aussi je mourrai, mais d’abord, je veux connaître les enfants de tes enfants »…. ça, c’est plus concret, et à partir du jour où on lui a dit ces mots, il a cessé d’en parler avec insistance. ça a suffi à le rassurer.. ça revient maintenant, avec l’adolescence et les branches très âgées de l’arbre qui viennent de craquer……..

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  24. Petit sucre

    Bonsoir!
    Je suis le blog depuis bien longtemps mais n ai jamais osé commenter. Mais pour ce sujet qui touche chacun au plus profond, je vous conseille vivement le dessin animé « a la poursuite du roi plume » qui aborde le sujet de la mort, du deuil et de l après.
    Superbe dessin animé et très emouvant!

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