#DoItTogether. Partager équitablement les tâches du quotidien

#DoItTogether. Partager équitablement les tâches du quotidien

Ce post est écrit en partenariat avec Indesit.

indesitVoilà que s’achève la première campagne « Inversons les rôles » lancée par Indesit sur le net. Le concept est simple et pourtant assez neuf : Comment le partage des tâches ménagères peut favoriser l’entraide, la communication et le bien être au sein de la famille. Tout un programme lorsque l’on sait qu’en France c’est 73% des tâches ménagères qui sont encore réalisées par des femmes.

C’est Sandrine Quetier qui présente cette web série autour de l’expérience du partage des tâches. Les témoignages sont drôles et touchants. J’ai beaucoup que les enfants soient intégrés à l’expérience. Les épisodes sont tournés de façon bienveillante et sans jugement. Vous pouvez tous les voir car ils sont déjà en ligne et vous pouvez aussi participer à une « social expérience » et tester votre famille en répondant à ce quiz. Le dernier épisode se trouve ici:


J’avais vu la vidéo d’intro  il y a quelques semaines. J’avais été émue (ça c’est mon côté fleur bleue, je suis LA bonne cliente pour ce genre de pub, la musique, la famille, tout y est pour me tirer un soupir !) Et puis bam la punchline à la fin « Auriez vous réagi de la même manière si cela avait été une femme ». Ben non. Evidemment. J’ai commencé à y réfléchir, à essayer de mettre à plat tout ce que le non partage des tâches pouvait induire dans le quotidien des familles.

Dans un second temps j’ai essayé de transposer cette expérience à la mienne et je me suis aperçue que je n’étais pas si mal lotie. Pour que vous compreniez bien. Je travaille quelques heures par jour en dehors de chez moi, le reste du temps, je travaille de la maison. Mon chéri lui lorsqu’il travaille n’est pas là du tout. Il travaille dans une autre ville et ne rentre pas le soir. Lorsqu’il travaille, je m’occupe de tout : tâches ménagères, repas, courses, mes deux boulots, tout ce qui concerne les enfants. Lorsqu’il ne travaille pas, il assure tout le quotidien : aller retour pour les enfants, repas, courses, le ménage se fait dans ce cas toujours à deux. Seule constante, je m’occupe toujours du linge et des papiers de la maison. Il s’occupe toujours des travaux dans le jardin et la maison et de la piscine.

Je me suis rendue compte du coup que même si dans notre foyer les tâches sont plutôt bien partagées, celles qui restent sont très genrées. Moi au linge lui à la tondeuse ! Nous nous sommes promis d’échanger plus souvent ces rôles là, d’autant que nous sommes absolument capable de le faire.

Reste le cas de la cuisine. Je n’aime pas cuisiner, lui adore ça. Lorsqu’il n’est pas à la maison, les enfants comptent les jours en triant leurs coquillettes jusqu’au retour du chef cuistot. Ça me fait rire de l’écrire mais c’est la réalité. Dans ce cas pourquoi nous partageons les tâches de façon à ce qu’il ne fasse pas tout. Chacun met la main à la pâte pour soulager l’autre. Si un soir je sens en revanche qu’il ne le fait pas par plaisir et que cela devient une corvée, je prends le relai et je dégaine ma célébrissime tarte au thon ou mon non moins acclamé gratin de pomme de terre au thym ! (Je vous file les recettes quand vous voulez !)

Nous avons trouvé cet équilibre. Il est conscient de la charge qui pèse sur mes épaules lorsque je suis seule, il compense en prenant en charge pas mal de choses lorsqu’il est là pour que je puisse travailler dans de bonnes conditions. Il ne fait pas à ma place. Il fait, point. Et je trouve que cette nuance est essentielle à un bel équilibre familial.

C’est exactement ce que j’essaie d’inculquer à mes enfants: Comprendre l’autre pour améliorer les relations. Expérimenter pour connaitre, pour se rendre compte, pour avoir un meilleur équilibre dans l’aide que l’on peut s’apporter mutuellement et ainsi valoriser la communication.

Cette campagne a ouvert un dialogue, un vrai questionnement au sein des familles. Vous en êtes où vous du partage des tâches, comment cela se passe-t-il chez vous? Seriez vous prêt à relever le challenge d’inverser les rôles? Ici on renouvelle l’expérience le plus souvent possible!

À très vite.

Camille

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4 commentaires

  1. moineau16

    J’envie les filles ont ne font que 73%… Ici, c’est plutôt 90/10 et encore, c’est parce que je prends en compte les bricolages un peu lourds du genre montage de meuble en kit par mon Chéri qui valent bien quelques dizaines de lessives par ma pomme :) Dans le film, la scène où il sort un truc du four pendant que sa femme est au téléphone avec le boulot m’a fait pensé que moi je prépare le diner tout en rappelant les collègues qui sont encore au boulot. A la maison, le féminin de « assis devant la télé » c’est « debout devant l’évier ». Mais bon, j’adore mon roc de mari dans les coups durs et puis c’est de ma faute aussi: j’ai tellement de mal à demander de l’aide gentillement… Le jeu de l’inversion des rôles, j’adorerai mais je ne sais pas si je vais oser en parler. Par pudeur ou timidité? Par contre, les enfants vont apprendre le partage des taches: pas question de demander à ma fille de mettre le couvert pendant de son frère finit de jouer avant le diner!

  2. Sonia

    Chez nous c’est 50/50 assez naturellement, même si le vrai 50/50 n’existe pas je pense, je suis à temps partiel donc j’ai plus de temps à la maison que mon mari, alors naturellement, j’utilise ce temps pour les tâches domestiques, pour que nous puissions profiter du temps ensemble ! En contrepartie, j’ai souvent des déplacements pros et là, il gère tout. Mon mari a été élevé (contrairement à moi!) dans une famille ou tout le monde faisait tout : parents, enfants, toutes les tâches étaient réparties. Merci à mes beaux-parents !
    Je n’aime pas qu’on me dise « toi t’as de la chance, ton mari il t’aide ». Non, il ne m’aide pas. S’il m’aidait, cela signifierait que c’est MA charge, MES tâches. Comme tu le dis, il fait. Point. On partage notre vie, on partage notre bordel, et chacun lave son linge sale !

  3. Banane

    Chez nous, il y a pas mal d’aigreur autour de ce sujet.
    Je deviens folle quand il prétend qu’il n’y a que lui qui range (il fait allusion aux gros chantiers, type tri dans le grenier) alors que, par an, je ramasse 12 500 yaourts vides avec cuillères sales, emballages de gâteaux ou verres fossilisés (je ne parle que de SES oublis là).
    Bref, c’est parfois aussi tendu que ça en a l’air.
    Mais à force de martèlement, j’ai acquis le fait qu’il aille chercher les enfants, supervise devoirs et douches, et que ça soit normal. Il a instauré le tour de rôle pour mettre la table pour les enfants, qui débarrassent leurs affaires dès 3 ans.
    Par contre, en dehors, il y a peu de choses qu’il « fait », il « aide », dans son esprit. Et il râle aussi que sa contribution n’est pas assez reconnue : une petite Ola pour une poubelle sortie ça ne le choquerait pas. Mais je ne peux pas, j’ai les mains pleines de linge à mettre à sécher, quel dommage?! ;-)

  4. Anyo

    C’est drôle, on a eu une conversation il y a peu avec PapaCoq car c’est toujours lui qui passe la tondeuse… J’ai même pas le droit de jouer avec… Par contre je ne sais pas me servir du sèche linge s’il se déprogramme et je sais à peine où se cache l’aspi. Mais s’il faut donner un coup de scie sauteuse je le fais ! On a la chance de beaucoup partager, échanger et il nous reste un peu à partager la charge mentale car avec 4 enfants mon cerveau sature parfois avec leurs agendas de ministres et divers besoins.

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