SPM : Des larmes au sang.

SPM : Des larmes au sang.

Une note plus que personnelle mais qui si j’en crois les témoignages que je lis ça et là parlera sans doute en beaucoup d’entre nous. Enfin aux femmes essentiellement, pardonnez messieurs, je ne serai pas partageuse sur ce coup, mais croyez-moi, j’aurais adoré.

Le syndrome prémenstruel.

J’ai toujours été d’une nature mélancolique. Le spleen, le vague à l’âme me prenait de temps à autre et je me disais que j’étais construite ainsi. Je n’ai pas cherché plus loin. Parfois je me suis demandé s’il ne fallait pas aller voir un psy, peut être étais-je dépressive finalement, il me fallait de l’aide. Et puis pof ça partait.

J’ai un jour téléchargé un appli pour noter mes règles, vous avez sans doute ça vous aussi dans vos téléphones, et j’ai eu le réflexe quelques fois d’aller voir en plein SPM où j’en étais de mon cycle. Et ça ne loupait jamais. Entre cinq et deux jours avant le premier jour de mes règles j’étais bonne pour m’enterrer vivante avec pour seule épitaphe « Ci gît, la plus emmerdeuse des femmes, des mères et des amies. Ne lui déposez pas de fleurs, elle n’en mérite aucune. »

C’est ainsi que je découvris le syndrome prémenstruel. Je ne saurais dire à quel moment ça a débuté. Je dirais depuis assez longtemps mais assez récemment avec une telle violence. En écrivant je me demande si ce n’est pas depuis que j’ai arrêté le tabac, ou depuis l’hiver dernier, lors d’une période plus que douloureuse moralement pour moi.

C’est ainsi donc, que je découvris que je n’étais pas la pire des femmes. Juste une femme comme tant d’autres.

« Ça commence par un brouillard épais qui m’enveloppe et englue ma raison. Je veux que tout le monde disparaisse. Je veux rester au lit. Je m’en veux de ne vouloir rien faire.

Je meurs de faim. Je mange tout ce que je vois. Je suis grosse, je n’ai aucune volonté. Je suis hideuse. je me déteste.

Les gens me font chier, ce sont tous des cons qui ne comprennent rien. Pourquoi m’adressent-ils la parole ? Je n’ai pas envie de leur sourire, je ne peux plus faire semblant. Je ne supporte aucun contact physique.

Je dois être cool avec les enfants, ils n’y sont pour rien, eux. Je vais les coucher à 18h45 comme ça je ne les verrai plus. Je m’en veux d’être une si piètre mère, autant que je parte pour qu’ils n’aient plus à me supporter. Je dis trop de gros mots, ils sortent seul. C’est incontrolable.

Je veux mourir… Je suis si triste. Mes larmes coulent seules, je sanglote sans pouvoir m’arrêter.

Je me force. Je me force à avancer, à faire bonne figure, à être aimable et à sourire mais dès que je suis seule je craque. Je ne veux qu’une chose. Dormir. Disparaitre.

Je suis vide.

Je ne pourrais pas aller travailler, j’ai mal au ventre, j’ai la migraine. J’ai si mal.

Je sais que ça va passer, plus que quelques heures. Je le sais que cet état ne dure pas. Mes très proches ont appris à reconnaître les signes. C’est avec eux bien sur que je suis le plus difficile. Au dehors de mon foyer, j’essaie de maitriser l’ogre de tristesse qui me dévore le ventre.

Et puis le sang.

Le sang qui coule, qui libère, qui noie la mélancolie et la dépression dans un grand soulagement. Tout va mieux. Le gris s’estompe, je respire. Je me demande comment j’ai pu sombrer, moi qui n’apprécie rien tant que rire, sortir et aimer.

Je suis neuve.

Je demande pardon. »

Les mois se suivent et se ressemblent sans se ressembler. C’est rarement tout ça à la fois. parois ça l’est et c’est si dur de rencontrer cette autre « moi » que je ne veux pas voir. Parfois c’est imperceptible, parfois ça me tombe dessus comme une avalanche, mais la plupart du temps je suis terrassée de tristesse. Cet impression de ne servir à rien est je crois la pire que j’ai eu à vivre. Pourtant je sais à chaque fois que c’est un état bénin et éphémère. Je m’accroche à ça et cela m’aide à aller mieux. De mieux en mieux, de mois en mois, j’apprends à apprivoiser la lionne sauvage qui se réveille, je la caresse pour qu’elle se rendorme vite.

Et puis surtout j’en parle. Hier soir, en pleine crise de larmes devant le dernier concert de Julien Doré à Bercy – je vous assure que niveau dramaqueenerie, j’ai passé un level sur ce coup –  j’en ai parlé à mon chéri et à mon amie d’enfance. Juste de le faire sortir m’a fait beaucoup de bien.

Aujourd’hui à la question bienveillante de ma maman « Tu vas comment ma chérie ? »Je n’ai pas aboyé « Mais arrête de me demander si ça va bon sang, tu vois bien que ça ne va pas (putain de bordel de merde) ». J’ai mieux géré. Je crois même que j’ai réussi à être plutôt sympa.

En parler donc. Et se documenter.

J’avais partagé un excellent article sur Facebook, je vous le remets ici, ça s’appelle « La vague noire ». Il est si juste. Et puis si vous avez envie de rire de nos malheurs, je ne saurais que trop vous conseiller l’excellent post de Yeah Yeah à ce sujet.

Ce post je l’écris en plein SPM. Un de ceux que je reconnais si bien, que j’accueille maintenant au lieu de lutter car je les sais violent. Je ne sais pas si j’aurais pu écrire tout ça à une autre période, je crois que non en réalité. Cet état d’abattement m’aide souvent, et c’est la seule chose heureuse, à sortir sur le papier ce que j’ai en moi. Si j’écris un jour un roman, les meilleurs chapitres seront écrits sous SPM, ça j’en suis certaine.

J’ai hâte de lire vos retours. Je sais que c’est difficile de parler de ce genre de sujet, mais j’y tenais beaucoup.

Je vous embrasse fort. Et un baiser spécial à celles qui savent.

Camille.

Merci Pour cette pic Cécile.

Partager

51 commentaires

  1. Amelie

    Comme ça me parle tes mots…
    depuis très peu de temps en fait, moi aussi j’utilise une appli qui a mis un terme sur cet état « de merde » qui me transforme en dragon quelques jours par mois!
    C’est difficile à vivre (et particulièrement pour les proches!) et j’aimerais Tellement être un peu moins chiante, peut être en m’exilant sur une île déserte durant ces quelques jours…
    Encore merci pour tes mots si justes!

  2. Emma

    Je me reconnais tellement dans cet article ….
    Tellement juste !
    Difficile de gérer et d’apprivoiser ces périodes qui m’énervent tant .

  3. MarieMogwai

    C’est tellement ça, je n’avais pas l’impression de le ressentir autant avant, mais depuis la naissance de mon fils, c’est nettement plus prégnant… comme toi j’ai appris à l’apprivoiser, à l’expliquer à mon amoureux et ça se passe bien mieux!
    On en rigole même avec mes deux amies/collègues de travail, on y passe la même semaine alors on se soutient à grand renfort de thé et de « je ferme la porte de ton bureau pour que tu sois tranquille »
    Merci pour ce sujet, c’est toujours un plaisir de te lire et de regarder les belles photos IG ou du bloc (ancienne nîmoise mais toujours de cœur, +1 pour les photos de ma belle Nîmes)
    Bonne soirée

  4. AnneAime

    Une lionne quelques jours par mois. J’ai envie d’une île déserte . Je hais le monde entier . Bref,j’en suis. Et avec les 40 qui approchent c’est pire…
    Et mes larmes, mes larmes…

  5. Bao

    Merci pour ta note!! Je comprends enfin ce qu’il m’arrive si régulièrement, pourquoi j’ai envie de m’enterrer vivante qq jours par mois. Je vais aller creuser le sujet :)

  6. Angela

    Ça me parle tellement.. depuis toujours je connais ça… cette déprime ce sentiment d’etre Nulle, inutile.. cette tristesse qui monte et qui envahit tout.. rien n’a fait passer le SPM. Il revient chaque mois.. et semble s’intensifier avec l´age. Pendant une période j’ai pris la pilule en continue et puis pendant ma grossesses ce sont les seules périodes où je n’en ai pas souffert.
    J’ai arrêté la pilule depuis qqlq temps et mon troubillon noir est revenu.. je me sens impuissante d’autant que je n’ai pas confiance en moi même quand tout va bien. Le sang qui arrive et qui chasse le nuage je ressens ça aussi… c’est compliqué d’expliquer ça et surtout le fait de ne pas pouvoir l’anticiper ou le réprimer, alors qu’on sait d’où ça vient.

  7. Cilou

    Moi je suis mélancolique mais je n’ai jamais remarqué de relation avec mon cycle. Par contre j’ai souffert le martyre quand j’étais sous stérilet classique. C’etait L’enfer j’ai cru que j’allais crever sans compter que je pissais le sang comme un cochon qu’on égorge. Je ne sais pas si tu es réceptive à l’homeopathie mais si c’est le cas j’en suis persuadée que ça t’aiderait, je me sers de folliculinum pour mes douleurs de poitrine et ça marche merveilleusement bien bisous bisous

  8. Lftrouck

    J’ai découvert cette bête noire mardi dernier. Je me suis levée, tout allait bien… et puis en déposant ma grande à l’école, j’ai avoué à la maîtresse que je ne pouvais être présente pour les accompagner au cirque… jusque là, rien de grave mais sa façon de me dire que TOUS les autres parents seront là, et qu’il y aurait quelqu’un pour s’occuper d’elle, m’a fait basculer du côté obscure. Je suis maman solo la semaine et je n’arrive pas encore à me démultiplier. Je le sais, je l’assume. Je suis de nature indépendante et forte mais mardi dernier, J avais juste l’impression d’être une mauvaise mère, égoïste, nulle, grognon et qui crie tout le temps… en remontant dans la voiture, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps et ça, toute la journée… je me sentais coupable de tout… puis le lendemain, je découvrais que c’était un des SPM… un moment de soulagement mais aussi de panique ! Cette impression de couler, encore et encore… sans savoir comment remonter à la surface… comment peut-on en arriver là? Et à ce point?! C’était ma première fois, peut être la dernière… mais je sais à quoi m’attendre maintenant. Merci pour ce billet ! Merci de mettre un mot sur ces symptomes, ces émotions difficiles à gérer en tant que femme.
    Marine

  9. Estelle

    Un article qui résonne en moi , depuis l arrêt des hormones (pillules) cela a augmenté , à pris une place dans ma vie et m envahit chaque mois. Je prends un traitement donnée par ma naturopathe de l huile d’onagre en cure de plusieurs mois , ce n’est pas la pillule miracle mais ca m’aide un petit peu , certains symptômes s atténue .
    Cela reste une période riche en émotions ou notre corps et notre tête sont chamboulées.
    Courage à toi

  10. Julie

    Olala cest tout à fait ca , je crois qu’à chaque fois je pourrais manger quelqu’un tout cru et donner quelques coups de têtes (moi qui suis contre la violence ) et dormir dormir dormir ….et puis ça passe mais ce n’est pas évident du tout à gérer , on essaye ;) belle soirée

  11. Anne

    Pareil ici. Pleurs pour tout et rien quelques jours avant les règles. Jusqu’a ce que… j’en parle a mon acupunctrice adorée. Et depuis c’est le jour et la nuit car non ce n’est pas une fatalité que les femmes doivent supporter !

  12. l__oceane

    Ton article m’ouvre les yeux … Je vais me mettre à prendre une application pour voir vraiment, mais c’est vrai qu’avant chaque début de règles j’ai un gros coup de moins bien, l’envie de se foutre en l’aire, d’être inutile oui oui…
    Alors je pleure, j’en parle au chéri et je sais que le lendemain ça ira mieux. Mais j’ai cette hantise maintenant quand je sais qu’elles vont arriver, alors j’essaye de ne pas y penser en remplissant l’agenda mais pas facile facile.
    Le plus dure c’est ce syndrome avec les règles hyper douloureuses qui suivent…
    On recommence le mois prochain ? :) Malgré tout, c’etait Magique de sentir mon petit bonhomme au creux de moi et ça ça vaut bien le reste!

  13. O...

    Bonsoir, je suis une lectrice de l’ombre depuis fort longtemps, très peu adepte aux commentaires.
    Et puis ce soir, la lecture de votre article est un moment de grâce. Vous avez su décrire avec des mots justes, de belles images ce dont nous sommes beaucoup à souffrir en silence car difficilement comprises.
    Et puis aussi, je suis touchée par cette culpabilité, que vous évoquez à juste titre, où l’on se sent mauvaise, mauvaise mère, mauvaise compagne. Ce tsunami émotionnel qui nous tombe dessus presque chaque mois et contre lequel on ne peut pas lutter.
    Merci.
    Dernière chose, je me permets de vous conseiller ce livre qui m’a beaucoup aidée à accepter cet état et m’a appris à composer avec : il s’agit de « la femme optimale » de Miranda Gray.
    Dernière petite chose : je suis aussi maman d’un grand Sacha et d’une petite Violette ;-)
    Je vous souhaite une belle continuation

  14. Marielle

    Ma naturopathe m’a conseillé des gélules d’huile d’onagre les 15 derniers jours du cycle en me disant que le SPM n’était pas une fatalité. Elle avait raison. Je vous le conseille.

  15. Caroline

    Ah oui je vis cela depuis le tout début, de façon plus ou moins violente. Mais ma chance, c’est que ma maman m’avait prévenue… « c’est normal que tu sois triste ma chérie, ça ne va pas durer ». Et j’ai appris ainsi à apprivoiser l’ogre, à déculpabiliser de culpabiliser, à accepter la tristesse, à ne pas refouler les larmes. Mon conjoint est au courant et ne s’en offusque pas. C’est comme ça. Merci pour ce beau texte qui pourra aider de nombreuses femmes à mettre des mots sur leurs maux…

  16. stepnafi

    Le SPM c est un vrai sujet. C’est d’ailleurs un terme que j’ai découvert il y a peu au travers de recherche sur cet état physiologique rencontré tous les mois. J’ai pris la pilule pendant des années puis ai décidé d’arrêter du jour au lendemain, marre des maux de tête et autre tracasseries. Puis pour faire plaisir au chéri. Puis surtout, c’est plus sain. Seulement des tracasseries j’en rencontre d’autres, celles que tu décris si bien. La déprime totale, le caractère irascible, l’envie de prendre ses clics ses clacs et claquer la porte, l’envie d’être seule avec ma déchéance mentale, ne parler à personne et n’entendre personne me parler. Seulement y’a le chéri, y’a les gosses et y’a le boss! Les 2 premiers arrivent à s’accommoder de mes humeurs, tout du moins comprennent que ce n’est pas le moment, que c’est les hormones, mais au boulot c’est pas évident.
    C’est un vrai problème au point ou je me vois caler mes sorties copines en fonction de ça!
    A l’issu de mes recherches, j’ai lu que la bourrache et l’onagre atténuaient les effets du SPM et j’avoue un mieux. Léger mais mieux.
    Merci pour ce partage et encore une fois sur un sujet comme celui ci, nous ne sommes pas les seules!
    Merci et que ça ne t’empêche pas de passer de Joyeuses Fêtes!! (pour moi c’est bon ouf ça ne rentrera pas dans la période de crise!!)

  17. Clolus Sandra

    Bonsoir Camille et vous toutes,
    Je me reconnais tellement dans ton article, c’est fou, ça me soulage presque! J’ai découvert tout récemment, via un autre article, ce syndrôme que je ne connaissais pas. Ou alors si, quand on dit un peu en plaisantant « mais t’as tes règles ou quoi? »… sauf que ça semble sérieux et que c’est juste avant. Tout ce que tu décris, je ne saurais dire si je le vis précisément pendant cette période, j’essaierai d’y prêter attention la prochaine fois. En tout cas oui, c’est de l’irritabilité, des pleurs, de la déprime, du pessimisme… Et du coup, une grosse remise en question, l’impression de devoir me faire soigner, du mal-être, de la culpabilité…
    Pas facile à vivre (ces périodes et moi-même!)…
    Ps: Moi aussi j’ai pleuré devant le concert de Julien Doré pourtant je suis « hors-periode » ;)

  18. Louise

    Je te suis depuis peu de temps, et tes mots me parlent tellement. Je n’ai plus les pbs que tu évoques depuis que je prends la pilule cerazette, car plus de règles pour moi. Donc plus de spm, de maux de tête, de fatigue pdt 1 semaine. Avoir ses règles n’est pas une fatalité, surtout des « artificielles ». Je vous recommande le livre du Dr Vignal « l’enfer au féminin ». Il développe une théorie sur le lien entre cycles menstruels et cancer du sein. Enfin , regardez sur internet. ..je ne peux pas résumé ici, et j’espère ne pas être hors sujet. Je voulais juste donner une piste à celles qui n’en peuvent plus d’avoir leurs règles ! ! Bon courage les filles !

  19. Anne d'Ardèche

    Une de plus… des années à me trouver affreuse moi aussi. Le déclic pour moi a été la lecture d’un livre d’une sage-femme devenue thérapeute, Maïtie Trelaün : : « Les trésors du cycle de la femme » (je vous mets aussi le lien pour aller sur son site : http://www.naitre-femme.com).
    En gros elle nous explique que notre corps nous dit ce qui est bon pour nous et qu’on gagnerait à s’écouter. Si si, les filles, à s’écouter ! Donc quelques jours par mois, je m’arrête, je ne m’impose plus d’être à fond parce que je suis fatiguée. Et je le dis : je vais avoir mes règles, ça me met en vrac, j’ai besoin de prendre soin de moi (vous pouvez m’y aider). Si ça déborde et que je suis agressive, je m’excuse en expliquant que je vais avoir mes règles et que ça me chamboule.
    Et lorsque j’arrive à me poser et à m’écouter, lorsque ce passage est passé, j’ai la super pêche et je « rattrape » tout ce que j’avais mis en suspens. Magique !
    J’ai l’impression qu’à la maison, mes proches ont enregistré cet état de fait et que du coup ça passe plutôt bien. Et du coup, je me sens moins affreuse ! Juste une femme, normale, quoi !
    Alors bon SPM à toutes !
    et joyeuses fêtes, dans la douceur et la chaleur, dans la magie loin des excès de toutes sortes…

  20. Clem Ange

    Bonsoir,
    Je reste toujours très étonnée du peu d’informations sur ce sujet en France.
    J’ai habitée aux États Unis au milieu des années 90, il y a donc plus de 20 ans. J’etais adolescente. Et la bas toutes les adolescentes parlaient de leurs « PMS » (la meme chose mais en anglais).
    Du coup j’ai grandit puis vieilli en connaissant l’existence de cette période particulière du cycle.
    Bon bien sûr ça ne change rien au fait de se sentir déprimée, fatiguée, etc mais du coup je pense juste qu’on l’appréhende différemment. J’ai toujours su que cet état était normal.
    Je ne comprends pas que nous soyons toujours si peu éduquée sur le sujet, les règles, la sexualité, la contraception.
    Qu’en 2017 on est encore pas de dessin de clitoris dans les livres de science.
    Je ne comprends pas le tabou qui entoure encore le sujet.
    Bref mon SPM arrive…
    Allez bisous et bonne nuit
    Et merci pour vos mots Camille encore une fois très justes

  21. mybrouhaha

    purée mais quelle vie on a quand même ! Il est incroyablement fort ton témoignage ! Je ne sais pas comment tu arrives à surmonter ça. Il n’y a rien qui puisse te soulager ? Homéopathie ? Acupuncture ?

  22. Sophie

    Bonsoir Camille,
    Merci pour cet article qui résonne en moi.. Pourtant je suis sous pilule et je n’ai jamais eu de règles régulières, alors je vais me pencher sur la question pour mieux observer et comprendre à quels moments surgissent ces épisodes de spleen intense. Je les ai toujours reliés au manque de sommeil (s’effondrer en larmes au milieu d’un cours à la fac, sur un quai de métro, le soir dans mon lit, alors que le reste du temps, tout va bien… C’est déstabilisant pour soi et pour son entourage !). Mais il y a peut-être une autre explication. Merci <3

  23. Sandrine

    Je me reconnais tellement dans ces mots… Chez moi à une période ça pouvait arriver 15jours avant les règles ! J’ai cru comme toi que je faisais une dépression. Depuis j’essaie de prendre régulièrement un soin reiki, ce qui a beaucoup atténué les effets, et j’ai aussi remarqué que lorsque je pratique un sport, ça va mieux aussi ! (ici yoga, mais ça vaut à peu près pour n’importe quelle activité)

  24. Aurelie

    Merci Camille pour cet article je me retrouve complètement et je n’avais pas mis les mots sur ce phénomène!
    Quelle application utilisez vous pour mieux dompter ces événements??
    Merci encore pour ton blog j’y trouve beaucoup de réponses!!

  25. Mpierre

    Je n ai jamais vraiment souffert du SPM et suis étonnée de la violence de la souffrance que cela peut engendrer. Là j arrive en fine de période. ..on va dire …fertile. ..C’est à dire que j approche de la menaupose. On verra quelles « surprises  » cela m apportera. .. En tous cas je suis sensible aux pb de règles douloureuses car une de mes filles en souffre et vis l enfer pendant 3 jours. Hémorragie, tombe dans les pommes, vomissements, douleur terrible du ventre. J en viens à me demander si elle ne souffre pas d endometriose. Joyeux Noël camille.

  26. matinbonheur

    Purée pendant des années je l’ai si mal vécu…
    Et puis j’ai appris à apprivoiser cette phase de mon cycle, à être plus douce et patiente avec moi dans ces moments là.
    Le livre Lune rouge de Miranda Gray m’a aidé.
    Une amie m’avait aussi parlé d’un petit rituel et j’étais décidé à le faire, j’attendais même cette phase avec impatience pour la première fois de ma vie, et mon troisième a décidé de s’installer dans mon ventre pile à ce moment là ;-)

  27. Johanna BARTHELEM

    Syndrome tellement ignoré ici et dont j’avais découvert l’existence quand j’habitais au Québec. La bas on sait que le SPM c’est qqchose. J’avais oublié et c’est justement ma psy qui m’en a reparlé et m’a appris à prendre du recul lors de cette période où soit je suis au fond du gouffre soit j’ai envie d’occire une grande partie de l’humanité hum…. En espérant qu’on commence à en parler plus pour mieux se comprendre et savoir qu’il existe des périodes où on est particulièrement à prendre avec des pincettes…
    Je suis en plein dedans et c’est pas Jojo #forceetcourage ; )

  28. Perrine

    Oui, merci d’en parler… c’est encore ce qu’il me semble le plus difficile à faire… parce mal interprété, moqué, relativisé!
    Moi même, je m’en moquais, bande d’hystériques… et puis qss mois après un changement de contraception, sont arrivées des soirées à pleurer, même en pleines vacances en famille sur une plage de sable dorée!!
    Merci. En parler et accueillir, merci pour ces précieuses clefs !!

  29. Delabarre

    Votre article et les commentaires me soulagent.
    Je me sens moins seule face à cet abîme qui m’engloutie un peu plus chaque mois.
    Gérer cet état en plus du reste pendant 10 jours par mois devient un challenge pendant les mois froids.
    Et le sentiment de se perdre… j’ai l’impression de perdre une partie de moi même à chaque cycle.
    Merci d’en avoir parler

  30. ana

    Bin voilà…
    c’est fou comme un sentiment extrême de solitude et d’intime peut s’éclairer devant le partage..
    On pense être unique devant ce trou noir qui revient inévitablement qu’on s’y soit préparé ou pas.
    Pourtant on le sait, on a fini par le comprendre, on note la date, on calcule pour anticiper la fois d’après, pour ne pas tomber dans le panneau, dans ce piège ! Mais impossible.. c’est comme si la mémoire, une fois que la libération a eu lieu, s’effaçait. On fini par penser qu’on EST cette AUTRE, que de toute façon si ça arrive c’est qu’il y a un terreau fertile. Mais comment penser autrement ? le temps passe si vite, les cycles sont courts… cette AUTRE est là trop souvent, elle s’invite un peu quand elle veut, comme elle veut : hurlante ou triste, agressée ou agressive, parfois tout ça à la fois. Comment demander aux autres de comprendre et d’accepter ce qu’on n’arrive pas à gérer soi même ? On fini toujours pas y croire.. alors l’entourage aussi.. et puis la paix fini par revenir, parfois restent des traces jusqu’à la fois d’après …
    Merci de nous avoir permis d’y mettre des mots et de les partager.

  31. Lo

    C’est tellement bien retranscrit, quasiment tous les symptômes du SPM depuis mes 11 ans … c’est long, relou et jamais facile à partager.
    Merci pour tes mots sur nos maux à beaucoup

  32. LilouetCie

    Le syndrome pré-mentruel c’est relou. je vis avec depuis looongtemps. mais ma mère m’en a toujours parlé. Tu as froid ? c’est normal tu vas avoir tes règles. Ouhlo t’es bien énervée ! Tu vas pas avoir tes règles toi ? Arrête de pleurer devant ce film Oh toi tu as ton spm ! Et je mange tout ce qui me passe sous le nez. Ado c’était déjà ça mais alors depuis 10 ans c’est plus fort. Je ne supporte rien. ni personne. Une gorgonne. L’homme en souffre en premier puis ça se dirige contre les enfants et au boulot, je monte dans les tours. direct. Formidable. J’ai pris note de l’huile d’onagre, je vais essayer. Merci de ton article. C’est bon d’en parler et de se re.connaitre. et Joyeux noël hein ;-)

  33. j lee

    Merci Camille, je me suis permise de partager ton article sur les réseaux sociaux. Je me retrouve complètement dans ce que tu as décrit si joliment. Je pense que les choses se sont amplifiées pour moi à l’arrivée de ma fille ou alors à l’arrêt de la pilule contraceptive que j’ai commencé très jeune, je ne sais pas exactement … et « aggravées » depuis que j’ai vécu quelques événements tragiques. Une amie psychologue a lu énormément sur le sujet et elle me parlait régulièrement de ses lectures instructives. On commence seulement a évoquer le sujet. En tout cas, merci de ton article. C’est bon de lire les témoignages que tu as susciter. Merci.
    Je ne t’ai jamais écris, donc j’en profite pour te remercier. Je te lis assez souvent et j’apprécie beaucoup de te lire. Merci pour ce que tu partages.
    Belles fêtes de fin d’année à toi mais également à tes proches.
    J lee

  34. Julia31

    Je m’étais déjà bien reconnue dans l’article de Yeah Yeah , celui-ci en est la continuité. Le SPM je le connais et je l’ai identifié depuis que je n’ai plus de contraception hormonale, mais comme Yeah Yeah jamais je ne reviendrai en arrière, même si c’est dur quelques jours pas mois, qu’est ce que j’aime être maître de mon corps, le comprendre, savoir quelle phase il traverse et ne plus être sous camisole chimique.
    En revanche le SPM du 22 décembre avec manque de sommeil flagrant, quand pour la 1ère année tu n’auras pas ton fils à Noël parce que garde alternée, année du divorce, que tu bosses, que ton nouveau chéri bosse le soir du 24 et le 25 je ne conseille pas du tout. Allez, je boucle deux , trois trucs au boulot et je pars me terrer sous mon plaid avec de la laine.
    merci Camille pour ces mots si vrais et si justes, je te souhaite de belles fêtes

  35. Hélène

    C’est un problème que je ne connais que trop bien! Et franchement, ton post et tous ces commentaires me font me sentir moins seule…et c’est con à dire, mais ça me fait du bien. Tant que je prenais la pilule ça allait, et puis j’ai commencé à ne plus supporter les hormones de synthèse, j’ai donc arrêté et suis passée au stérilet au cuivre…et là je me suis pris ce fichu SPM en pleine face…et mon entourage aussi! Et plus ça va, pire c’est. Je me suis retrouvée deux jours en arrêt de travail le mois dernier et pas plus tard que la semaine dernière à cause de migraines persistantes qui me clouent au lit. Dans ces moments je me sens triste, mais aussi terriblement en colère contre le monde entier, j’ai mal, je me sens vaseuse…une loque humaine. J’appréhende de plus en plus l’arrivée des règles…du coup un cercle vicieux s’est installé, ça me rend dingue. Je me retrouve donc à prendre des bêtabloquants pour essayer d’enrayer la chose…et si ça ne va pas mieux j’irai consulter un endocrinologue. Bref…j’attends l’illumination pour trouver une solution! En tout cas pour ce mois c’est fait, ça ne va pas me gâcher les fêtes!
    Merci pour tes articles et partages! Je te souhaite de passer de très belles fêtes entourée de ceux qui te sont chers!

  36. Julie

    Oh ! Ce texte me parle vraiment. Tous les mois je ressens MOT POUR MOT ce que tu as écrit ! Je me sens moche, minable, nuuuuuulle ! Je veux mourir, je ressens des émotions d’une violence qui me surprennent encore longtemps après. Je t’embrasse et te souhaite bon courage pour surmonter ces moments où on se sent complètement basculer. Et merci pour ton texte qui me fait me sentir un peu moins seule et bizarre !

  37. clerc

    Merci.
    Merci de parler de ce sujet si sensible.
    Merci de me faire découvrir que je ne suis pas la pire des femmes, la pire des mamans.
    Merci de me faire sentir que je ne suis pas seule…

  38. Eulalie

    Je me reconnais, comme beaucoup, dans ton article, Camille !
    J’ai appris à apprivoiser ce SPM au fil de l’année qui s’est écoulée, depuis que la pilule n’est plus mon moyen de contraception, en réalité !
    Dans cette mélancolie terrible des quelques jours qui précèdent mes règles, rien ne va, mais je note cependant une espèce de lucidité qui me permet de mettre le doigt sur certains problèmes. Comme toi, ce que j’écris dans ces moments vient d’ailleurs, avec une qualité inégalée !

  39. Alinette

    J’en ai déjà parlé sur mon insta mais encore un GRAND MERCI! J’ai mis un implant il y a bientôt 3 ans, et honnêtement ça m’a permis d’être tranquille de ce côté là. Je l’ai très bien toléré et eu aucun désagrément. Mais là je sens qu’il arrive en fin de vie et c’est l’anarchie des hormones…. la fille qui va pleurer comme une madeline sous sa couette le 25 décembre, c’est moi… Du coup le 26 j’ai envoyé ton article à mon mari…et j’ai repris de l’eau de mélisse et de l’ignatia amara. Ce n’est pas magique mais ça ne peut pas faire de mal. Et puis ça donne l’impression de pouvoir faire un peu quelque chose face à ce noir qui m’enveloppe… Je devrais faire une recherche de mon historique « pages jaunes » de recherche « psy » ou de mon historique google « dépression » et calé ça à mon calendrier hormonal, je suis sûre à 200% que ça matche!

  40. Maya

    Si tu savais le nombre de fois où j’ai tapé SPM dans google… Les gélules d’onagre et de gatillier fonctionnent, vraiment! En tous cas pour moi pendant 4 mois, mais je crois qu’on ne peut pas prendre ça en permanence à mon grand regret… J’ai tout essayé je crois en terme de solutions « naturelles », à bout de force j’envisage la pilule en continu… Merci pour ce post, on se sent moins seule.

  41. Pauline

    C’est alors que je rentre d’un merveilleux week-end entre potes d’enfance que je me souviens de ton article… Qui tombe mieux que jamais. Je viens de passer 4 jours au cours desquels j’ai rarement été aussi mélancolique alors que tout était parfait. Je sais qu’avant mes règles je suis toujours irritable, mon pauvre mari en sait quelque chose. Mais cette fois c’était différent: quitter les potes que je ne vois que 3 fois par an pour aller chez quelqu’un à contre cœur pour commencer l’année m’a complètement miné.
    Malheureusement mon mari n’a pas beaucoup de patience dans ces moments là et le ton monte vite… Une année qui commence sur les chapeaux de roue donc.
    Mais ton article m’a malgré tout fait du bien, ne pas se savoir seule cest déjà pas si mal. Alors pour ca Merci Rita ♥️
    Il ne me reste donc plus qu’à en parler et essayer d’apprivoiser la bête comme tu l’as si bien dit.
    Je te souhaite une douce nouvelle année ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

  42. clout

    Bonjour,

    Merci pour cet article.
    J’ai identifié il y a peu que mes périodes très noirs, de pleurs, d’hystéries, de déprimes, (dépressions ?) étaient ce SPM.
    Je suis allée voir une naturopathe qui m’a conseillée u mélange de plantes en gémmothérapie (c’est des infusions avec des bourgeons de plantes), gémpoprog et gémorègles. ca a très bien marché, comme dans un petit cocon, et un jour les règles arrivent, légère fatigue et ça repart….ressurection !
    Reste à voir comment vivre avec sans prendre des plantes tous les jours toute ma vie.

    Je ne comprends pas pourquoi ce syndrome n’est pas + connu, oui t’as tes règles, t’es irritable, fatiguée et t’as mal au ventre et à la tête ? en fait non, ça peut être bien pire que ça !

    Merci, ça fait du bien de voir que ça touche beaucoup d’autres femmes

  43. Célia

    Bonsoir,
    Alors moi j’en ai jamais entendu parler. Je ne suis pas concernée.
    Mais je pense que c’est dingue qu’aucune femme de mon entourage ne soit pas concernée. Donc soit certaines ne le savent pas, soit elles n’en parlent pas. Et le taise. Et se taisent.
    Alors merci de t’ être livrée.

  44. Catou

    Hello, je tombe aujourd’hui tout à fait par hasard sur ton blog et sur cet article particulièrement.
    Je suis plus jeune que la majorité des commentaires que j’ai pu lire mais je peux te dire qu’il n’y a pas d’âge pour ça.
    ça fait bien au moins 8 ans que je subis cet état mois après mois. Dans mon ancien boulot, mes collègues masculins (plutôt mes potes avec qui je traînais tout le temps) avaient souvent l’habitude de dire : ouuuuu toi tu vas avoir tes règles, tous aux abris elle va mordre. Crois le ou nom ils tombaient juste à chaque fois.
    Comme toi j’essaie de prendre sur moi, de réguler cette colère sourde qui me prend et me donne de sacrées envies de meurtre (surtout dans les transports), de calmer cette faim incontrôlable (ton estomac veux manger alors que tu as mangé dix minutes avant), et ce spleen qui te ramène immanquablement à que tu n’as pas ou plus.
    Quand on fait le calcul on y perd pas mal de temps dans ce « mood » sur une vie ?
    Merci d’en parler à coeur ouvert, merci de ne pas nous faire passer pour des extraterrestres caractérielles et surtout continue à le gérer de la manière qui te semble le mieux ;)

  45. Pingback: Quand le dragon se réveille… | Mamour blogue

  46. Guillaume steph

    Mon dieu comme ton texte me parle..! Chez nous c’est une Histoire qui se répète de mère en fille, mes tantes, cousines… Ce sentiment de mal être, ou tu à l’impression de t’enfoncer toute seule dans une noirceur terrible. Se détester, changer de tenues 3 fois ou plus tellement rien ne te va. Tu es ideuse,grosse, nulle! Tu n’as qu’une envie , c’est de te refugieir sous la couette pendant tout ce foutu temps. Avec une pancarte sur la porte  » foutez moi la paix demerdez vous, oubliez moi!! » Detester parler, rien que de repondre a un appel me coûte!! Je peux etre tellement méchante avec ma mère qui veut juste prendre de mes nouvelles ou de celles de son petit fils.. être reveche et piquante et l’instant d’après m’en vouloir d’avoir été si mauvaise. Mon dieu quel mal être!!! Je suis soulagée de savoir que je ne suis pas seule dans cet état! Merci pour tout ces commentaires et ce post!!!! Merci ritalechat!!!!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>