mars 6, 2019

Parlons migraine.

LE CORPS, PARTENARIAT
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En partenariat avec Novartis

 

Pour des raisons légales, je ne pourrai garder sur le blog les commentaires mentionnant le nom d’un traitement médicamenteux (c’est pour cela qu’exceptionnellement les commentaires seront modérés). Nous pouvons en revanche (et c’est le but) échanger à propos de la migraine. Discuter de tout cela est toujours très intéressant, chacun peut ainsi puiser des infos.

 

Il y a quelques mois je postais sur Instagram une photo accompagnée d’un texte expliquant comment je sortais doucement d’une crise de migraine qui m’avait terrassée. Vos réactions ont été dingues. Vous lire a été hyper réconfortant, partager quelques habitudes de migraineuses, rire aussi de notre état m’a beaucoup aidé à reprendre le dessus ce jour-là. Vous en parler aujourd’hui par le biais de ce post me paraissait utile, cette maladie (appelons un chat : un chat) est très isolante, culpabilisatrice et surtout mal connue donc mal comprise.

« Je ne peux pas, j’ai la migraine » fait souvent sourire n’est-ce-pas ? Et pourtant derrière cette simple phrase se cache un vrai mal être.

 

Ma migraine.                                                                                        

J’ai beau essayer de me souvenir, je ne sais pas exactement à quel moment mes migraines ont commencé. J’ai l’impression diffuse que cela tourne autour de mes vingt ans avec deux pauses pendant mes grossesses et une accélération ces dernières années. J’ai appris durant l’entretien que nous avons eu avec Novartis que je souffrais de migraines cataméniales, c’est-à-dire qu’elles sont liées aux hormones et donc très fréquentes avant et/ou pendant les cycles. J’ai malheureusement d’autres migraines en plus de celles-ci. Depuis cinq ans maintenant je suis suivie par un neurologue et cela me soulage vraiment bien, avant de me décider à en parler vraiment, je peux vous assurer que je passais vraiment de très mauvaises journées plusieurs fois par mois ! En discutant avec vous je me suis aperçue à quel point les migraines étaient prises à la légère, me faire aider a été pour moi un très grand soulagement.

Lorsque je sens une migraine arriver, je dois encore aller m’allonger si je le peux, me mettre au calme dans le noir et attendre quelques minutes silencieuses mais elles ne m’handicapent plus comme avant.

 

Migraine, handicap, maladie, crises, facteurs déclenchants … À travers ce post j’aimerais vraiment que l’on comprenne mieux les mécanismes de la migraine, que l’on se rende compte aussi à quel point elle peut être invalidante, au travail mais aussi au quotidien, en société et dans la vie de famille.

 

La migraine n’est pas un « simple mal de tête », c’est une maladie dont on ne doit plus rougir. En parler autour de nous, mieux la comprendre pour mieux vivre avec est essentiel.

 

La migraine en chiffres.

  • 1 personne sur 5 souffre de migraine mais 60% l’ignorent. En France la migraine est la 6ème cause de handicap en année de vie vécues, devant le diabète.
  • La migraine touche environ un homme pour trois femmes et 5 à 10 % des enfants.
  • Dans 70 % des cas il y a des antécédents familiaux.
  • Dans 70% des cas les migraines sont sans aura, c’est d’ailleurs mon cas ! Les douleurs se maintiennent d’un seul côté et sont pulsatiles, d’intensité modérée à sévère. Elles sont aggravées lors d’un effort physique, le son ou la lumière. Ces migraines peuvent s’accompagner de nausées et de vomissements.
  • Dans 30% des cas les migraines sont avec aura, avec une apparition progressive de l’aura, qui dure plus de cinq minutes et douleurs d’un seul ou des deux côtés de la tête. On observe des troubles visuels, sensitifs et aphasiques transitoires.
  • Dans les deux cas, les examens cliniques entre les crises sont normaux.
  • Une crise peut durer de quelques heures à plusieurs jours. (Mon max : 6 jours… et plusieurs autres pour m’en remettre.)
  • On distingue les migraines dites épisodiques avec moins de 15 jours de crises par mois d’une migraine chronique avec plus de 15 jours de crises par mois.
  • 80% des migraineux rapportent un handicap dans leur vie quotidienne.
  • 30% des patients ont besoin de s’aliter dans le noir à l’abri du bruit.

 

Comment se déclenche une migraine ?

C’est la partie qui je crois m’a intéressée le plus. J’ai très longuement réfléchi à ce qui en déclenchait une et si l’on exclut les cycles menstruels, c’est une question à laquelle on peut répondre qu’avec une grande connaissance de soi.

 

La migraine est l’incapacité du cerveau à gérer un changement. Lorsque l’on comprend cela, on comprend aussi qu’une certaine routine, une hygiène de vie rythmée et saine, de habitudes quotidiennes sont indispensables pour espacer les crises.

Voici quelques facteurs déclenchants récurrents :

 

  • Repas irréguliers (déplacements, travail/ maison…).
  • Prise de caféine irrégulière (dose différente au travail la semaine et à la maison le week end)
  • Sommeil irrégulier.
  • Hydratation insuffisante.
  • Stress ou « descente » Post stress.
  • Période menstruelle.
  • Voyage en avion/ en train.
  • Divers aliments

 

Évidemment tout n’est pas si simple, et une bonne connaissance de soi est essentielle. Ces dernières années par exemple je fuis les parfumeries, j’évite d’éplucher des oignons, je m’hydrate puissance dix lors de voyage en avion ou en train et je sais qu’une trop grande fatigue ou une sieste en pleine journée déclenchera une crise.

 

Mon astuce pour mieux se connaître et repérer les moments à risque !

Pendant quelques semaines, gardez avec vous un carnet et notez rigoureusement ce qui a précédé une migraine. La date, les heures, qu’avez-vous mangé, bu, fait ? Qu’avez-vous changé, fait ? Il existe aussi de nombreuses applis, idéales pour ne rien oublier. Comprendre « sa migraine » demande un peu de temps et d’expertise, mais cette enquête sur vous-même pourra vous éviter quelques crises. C’est toujours bon à prendre non ?

 

Mes astuces pour tenter de soulager (un temps) une migraine.

Après de longues années de migraines j’ai pu tenter quelques « trucs » pour m’aider à soulager naturellement ma tête. Attention cela ne marche qu’un temps et je dois avouer que c’est complètement inefficace en cas de grosse grosse crise, mais avoir sous le coude ces petites idées peut s’avérer réconfortant et même efficace !

 

  • J’ai pu espacer mes crises de plusieurs mois grâce notamment à un travail énergétique et à des séances d’acupunctures ou encore d’osthéopathie régulières. Cela est en revanche très volatile et c’est un travail que l’on doit ré-entreprendre souvent pour qu’il soit efficace.
  • J’ai remarqué aussi que le sport : la marche, la nage, un court running peuvent être bénéfiques et retarder voire carrément stopper une crise. À tenter n’est-ce pas ?
  • Vous trouverez facilement différents ouvrages pour vous aider à harmoniser votre quotidien et faire baisser les tensions. Gardez en mémoire que la migraine s’installera moins facilement grâce à une hygiène de vie routinière.
  • En tout début de crise, prendre une douche très chaude (ou très froide selon ce qui vous soulage) et se laver les cheveux m’a déjà sauvé la vie plusieurs fois. Quoi qu’il en soit, se mouiller la tête soulage beaucoup.
  • Le calme absolu, l’obscurité (plus facile à dire qu’à faire) peut vous aider également à faire redescendre la pression.

 

Lutter contre les idées reçues.

 

La migraine n’est pas un « simple » mal de tête. De part son caractère intense, pulsatile, localisé, elle se distingue des céphalées de tension. J’insiste mais la migraine est une maladie handicapante, ce n’est ni une excuse ni quelque chose qui « passe seul ».

 

La migraine n’est certes pas une maladie grave mais elle peut devenir si invalidante qu’elle impacte très fortement la vie de famille, la vie en collectivité et bien sur la vie au travail. Je ne compte plus les dîners annulés au dernier moment, les journées dans le noir à ne pas pouvoir m’occuper de mes enfants et les moments d’angoisse à me demander quand est-ce qu’une nouvelle crise me tombera dessus…

 

La migraine n’est pas une fatalité, et je voudrais terminer là-dessus.

Vos témoignages m’ont montré une chose : certains d’entre vous étaient étonnés de lire que j’étais suivie par un neurologue et qu’il m’avait prescrit un traitement pour me soulager durablement en cas de crise. N’hésitez pas à consulter, vous vous dites peut-être que c’est bête de dire que l’on a mal à la tête, qu’il y a des motifs plus graves pour une consultation. J’espère après ces lignes vous avoir aidé à penser qu’il n’y a en réalité aucune honte à le faire, bien au contraire.

 

Prenez soin de vous !

Camille

 

En partenariat avec Novartis – G350133 – Mars 2019

« Dans le cadre de la modération obligatoire des commentaires, le laboratoire Novartis pourrait être amené à traiter des informations comme votre nom, prénom et adresse mail. Plus d’infos ici : https://www.novartis.fr/notice-dinformation-sur-la-protection-des-donnees-personnelles-regles-de-conformite-des-commentaires »

 

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