LA RENTREE DES PARENTS DYS

LA RENTREE DES PARENTS DYS

Depuis quelques jours je sens que ça monte. L’angoisse de la reprise, de la routine, des devoirs. Cette pression qui me tient aux tripes par cycle et qui prend fin à la veille de chaque premier jour des vacances.

Je n’ai pas toujours été comme ça. Avant c’était joyeux, limpide et facile. Avant je n’étais pas un parent d’enfant dys.

Avant je demandais juste à l’éducation nationale de rendre mon enfant heureux, maintenant en plus de ça je lui demande aussi de ne pas trop l’abîmer.

Parce que vous voyez le soir, alors que tous les enfants du monde font leurs devoirs, ici on les fait aussi mais en plus on remotive, on porte à bout de bras, on efface les petites brimades de la journée, les phrases à la con lancées sans y penser, on contourne, on met en page, on imprime, on apprend autrement. On pleure fort tu sais parfois ? Et quand tout va bien on exulte. On essaie de chopper le mail ou le portable du prof principal, on se bat pour avoir des rendez vous, des prises en charge, la nuit on se réveille parce qu’on ne sait pas s’il pourra avoir son tiers temps au brevet, s’il arrivera à se débrouiller avec un ordi qui ne sera pas le sien le jour de l’examen. D’ailleurs on ne sait même pas par quel bout commencer pour en faire la demande.

C’est la boule au ventre qu’on laisse son gosse le matin en sachant qu’il aura un interro de chinois et qu’il devra écrire et écrire et écrire encore. Cette pierre au fond de mon bide de savoir qu’encore une fois en ce début d’année il devra dire qu’il a un ordi parce que ci et parce que ça. Cette pierre qui s’envole quand je vois à quel point il le fait sans honte, avec son grand sourire, tellement sûr de lui.

Je n’ai pas envie d’y retourner, pas envie que recommencent les réunions parents profs où il faut que j’explique que non, il ne doit pas écrire, même un petit peu, surtout si les journées sont longues. Ça me fait ça de plus en plus fort et de plus en plus lancinant, comme une petite douleur sourde qui ne fait pas trop mal au début, mais qui à la longue assomme. A chaque fin de vacance une nouvelle petite descente et puis une fois dans l’arène je chausse mon plus grand sourire, mes yeux de biche et si besoin mes petits points entrainés de maman lionne. Ils ont déjà décoché quelques coups ces deux là, ils connaissent le chemin.

Moi j’avais juste envie que tout aille bien pour lui, que ce soit facile. Qu’il n’aie pas besoin de se battre plus fort que ses copains pour obtenir le même résultat. Je voulais la vie douce et les chemins pavés de soie.

Moi je voudrais encore les vagues et les galets lisses de la rivière. Je voudrais pour toujours les dîners tardifs sous la guirlande de guinguette et les mains dans les petits cous. Encore les robes longues et les cheveux à peine essorés qui gouttent dans le dos. Je voudrais que cet été ne finisse jamais.

Ça ira je le sais, ça ira on a pas le choix les gars. Ça ira parce que c’est aussi une joie immense de voir que malgré les embûches et au prix de grands efforts nos enfants y arrivent. Mais ce soir laissez moi avoir une pensée pour les parents d’enfants extra-ordinnaires, pour les parents écorchés d’enfants qui ne rentrent pas dans les cases. Pour ceux qui se réveillent la nuit, qui se battent avec le cœur fatigué mais la force d’une meute de cent loups.

Pour chacun de vous qui passez par ici une pensée à la presque veille de rentrée. N’oubliez pas d’en parler, toujours, de ne pas rester avec vos questions. Nous sommes nombreux, autant que ça serve.

Ces prochains jours je vais faire comme je fais toujours. Chouiner un peu, respirer et prendre l’élan qu’il me faut. Ensuite je prendrai chaque jour comme une nouvelle aventure, sans trop penser à ce qui nous reste à parcourir. Et puis un jour, pof comme ça, l’air de rien, nous serons le vingt octobre et de nouveau nous savourerons les jours heureux des vacances de l’automne.

À très vite.

Camille

 

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50 commentaires

    1. Guerp

      Merci pour cet article qui m’a fait monter les larmes aux yeux. C’est tellement difficile par moment. C’est tellement d’angoisse. Mais il faut tenir debout, serrer les dents et sourire, ravaler les remarques ironiques qui nous montent aux lèvres et nous montrer diplomate, pour essayer d’obtenir un minimum de compréhension. Ravaler la colère sourde qui nous prend parfois et garder la tête haute. Donner toujours les mêmes explications, dire que non, ce n’est pas qu’il est têtu, c’est juste qu’il fatigue trop vite et que ce n’est pas pour embêter l’AVS. Non, il n’est pas feignant, au contraire, il est plus volontaire et courageux que beaucoup. C’est dur mais c’est la vie.

    2. Céline.L

      Bonsoir,
      C’est avec quelques larmes aux coins des yeux ( parce que je retiens en force le flot qui voudrait sortir) que je me permets de poster un commentaire sur cet article …
      Je suis enseignante en élémentaire, et j’ai deux enfants… les deux loustics ne sont pas de tout repos, et le plus grand des deux a une scolarité mouvementée… On dit que les cordonniers sont les plus mal chaussés et bien parfois oui effectivement…
      Rien ( j’entends par rien les fameux « dys » ) n’a été « diagnostiqué » alors on cherche encore comment faire, comment aider, comment rester calme, zen, positif, à l’écoute, bienveillant…. quand vient le retour sur le chemin de l’école et son lot de devoirs qui ici rime avec conflit, crise, et hurlements … ( voilà, le flot de larmes coule )… et j’en passe.
      C’est dur d’avoir les deux casquettes ‘enseignante et maman’ . C’est dur surtout dans une petite école où tout le monde se connait. Et cette année va être plus que difficile, puisque mon grand aura le même niveau que celui que j’enseigne ( pas dans mon école ouf quand même ) . Et puis sans parler du niveau, il y a aussi l’attitude un plus immature que les autres enfants qui sont déjà tous pré-ados …
      Arffff que j’aimerai moi aussi être encore en vacances, l’esprit libre et les soirées tranquilles la tête dans les étoiles…
      Merci pour ce partage, on se sent moins seule l’espace d’un instant…
      Bravo pour ce que vous faites pour votre enfant, vous pouvez être fière de vous.
      Je nous souhaite à tous ( ceux et celles qui viennent lire votre blog et leurs enfants extra-ordinnaires) la plus douce des rentrées possibles .
      C.

      1. Etienne

        bonjour

        je tenais à vous adresser ce message de soutien, car nous aussi les devoirs rimes avec conflits, crises etc … maintenant nous savons, notre fils de 9 ans est dysgraphique mais le diagnostique a été tardif et maintenant la prise en charge démarre via une ergothérapeute.

        Je suis son papa et effectivement je me pose les mêmes questions que vous : « comment rester calme, zen, positif, à l’écoute, bienveillant … » surtout que notre enfant ne s’exteriorise pas beaucoup…

  1. lolabelle

    je passe régulièrement ici ou sur IG, je ne sais plus si j’ai déjà laissé un com (ah si, au sujet de l’entretien des carreaux cim ;-)) mais ce soir j’ai envie de te dire merci de me permettre à mon tour de dire que moi aussi j’aurais voulu que ce temps suspendu des vacances dure toujours! J’ai aussi la boule au ventre pour mon grand bébé de 5 ans et ma plus grande encore de 13, j’ai la boule au ventre pour moi qui reprends aussi lundi, pour mon homme reparti dans sa routine…j’aurais envie que les couchers à plus de minuit ne s’arrêtent jamais, j’aurais envie de dire adieu aux matins trop pressés et soirs trop chargés…le petit n’est pas encore dans une réelle problématique de devoirs and cie, la grande est la1ère de sa classe depuis longtemps et pourtant, pas un retour d’école sans échanges plus ou moins tendus (manière soft de parler de crise) sur ses tensions quotidiennes (une note pas à la hauteur escomptée, une copine pas sympa…), je sais, à côté d’un enfant DYS c’est de la gnognote mais c’était juste pour te réconforter un peu, finalement, ils sont, on est tous un peu extra-ordinaires ;-)
    ça va aller, ton grand est soutenu par sa famille, l’éducation nationale n’est parfois pas des plus à l’écoute mais un diagnostic a été posé, il est accompagné et bien dans ses pompes…keep cool et vive les chemins de traverse qui se présenteront sans aucun doute le long de ce chemin tortueux ;-)

  2. Madeleine

    Merci pour ton article. Je connais moi aussi ce sentiment, mon fils n’est pas dys mais l’année scolaire dernière a été très difficile. Quand la psychologue scolaire nous a dit « il n’est pas heureux à l’école  » j’ai pris une claque. Bêtement je n’avais jamais pensé que ça pourrait mal se passer. Les vacances ont été tellement douces, ce n’était plus le même petit garçon. Alors je comprends la douleur, l’appréhension de la nouvelle maîtresse/ des nouveaux profs. Bon courage à toi

  3. Valérie

    oh comme je te comprends !!! mon loulou aussi est dys (praxique), pas lourdement, mais c’est dur de faire comprendre aux gens tout ce que ça implique … c’est un combat de tous les jours et c’est épuisant;Je te souhaite bon courage pour cette rentrée, de tout coeur avec toi.

  4. St Marcois

    Comme je te comprend ma fille dys(lexique) rentre au collège lundi et je streesse. Je m.inquiete et je sais que moi aussi je devrais reformuler… Mettre de la couleur …. Faire des cartes mentales pour qu’elle puisse se sentir bien et à l aise ai collège. Je rêve d’avoir enfin des profs qui comprennent….une AVS cool……
    Allez allez on est des supers mamans et tout va bien se passer…..

  5. anais

    Merci Camille pour ton article , je l’ai lu en pleurant car je me sens aussi concerner par les épreuves de la dyspraxie . C’est une nouvelle aventure qui va commencer pour nous avec ce diagnostique qui a été posé en fin d année pour mon fils . Ca me fait terriblement peur , il n est qu en CE1 mais j ai peu pour son avenir scolaire , j aimerais tellement que tu en dise plus sur ce dis , STP ça me ferait tellement du bien de comprendre . merci

  6. Marie laure

    Un grand merci de mettre des mots sur ce que nous vivons. Mon grand multidys rentre en 4ème et c est toujours aussi angoissant. Expliquer aux nouveaux profs les adaptations, va t il avoir une avs dès la rentrée? …comment va t il s en sortir cette année. Tout les soir rentrer a 18h du travail et s installer à côté de lui pour l aider à faire les devoirs pendant que les 2 autres s excitent et voir qu’ il est déjà 19h et que le repas n est pas fait….mais qu’ elle fierté d avoir un enfant qui se bat chaque jour et qui a des super notes. Encore merci de savoir que l on n est pas seul à vivre tout ca !!

  7. marlysa

    Merci pour cet article. Ici pas de troubles dys mais un enfant précoce avec soucis d’encopresie… pas simple non plus… plein de courage…

  8. Fany

    Merci pour ton joli texte. Je me retrouve … un 4ème TDAH et un 5ème dys(graphique-praxique)/TDAH/HP (et peut-être TSA)… Quitter l’été, l’insouciance pour replonger et repartir au combat… Et pour moi, retrouver mes petits élèves à qui, je l’espère, je vais donner le goût d’aimer l’école…
    On va y arriver! même si le chemin ne sera pas une long fleuve tranquille,.. parce que pour eux, on déplacera des montagnes.

  9. Marie

    Merci pour ce beau témoignage on se sent moins seul dans ce combat ..je suis maman d un petit tdah et multi dys et c est vrai que chaque rentrée est une épreuve ,tout recommencer à zéro avec le nouveau professeur et se dire que tout va bien se passer et angoisser…

    1. caroline

      Merci beaucoup pour ce merveilleux article qui exprime si bien notre sentiment.
      Oh oui! on se sent moins seul et cela donne du courage pour affronter cette nouvelle année scolaire.

  10. lafilleauxtachesderousseur

    je te souhaite beaucoup de courage et surtout de ne jamais rien lâcher même si c’est un réel parcours du combattant. Je trouve formidable que des parents s’investissent pour ces enfants si brillants par ailleurs. Ici avec une de mes collègues, on a réussi à obtenir pour qu’un de nos patients passe le bac avec dictée à l’adulte ( une personne écrivait à la place de l’élève) et cela ne la pas empêché de réussir. Tout est possible mais cela nécessite beaucoup d’énergie je le sais que bien. Ce genre de billet est une pierre à l’édifice. J’espère réellement que les enseignants se formeront afin de pas trop abîmer nos enfants!

  11. Sabine

    Il va entrer en 6e et je n’en dors plus depuis quelques semaines déjà. Je suis fatiguée de battre pour faire entendre. Tenter de faire comprendre. J’ai envie de baisser les bras. J’ai envie de me cacher. J’ai envie qui prenne enfin goût à l’école. Lui qui en plus d’être dyslexique et dysorthographique et précoce dysharmonique.
    J’ai envie qu’il travaille un peu aussi. Qu’il arrête de penser que tout est foutu. J’ai envie qu’on arrête de se moquer de ses cheveux roux. J’ai envie de péter les dents de la terre entière. J’ai envie d’écrire aussi un billet sur le sujet mais je ne saurais pas faire plus que  » c’est trop injuste  » en mode calimero. J’ai tellement envie d’avoir de douces soirées. De ne plus me bagarrer. J’ai envie d’être épaulée. Merci pour ton billet. Même s’il ma collé de grosses larmes avant d’essayer de dormir….

    1. Sabine

      Et mon futur 6e ne veut pas d’ordinateur. Ne veut pas se « faire remarquer » ne veut pas de sous main avec les tables de multiplication. Ne veut pas qu’on l’aide.
      Il.veut qu’on lui foute la paix

  12. Cécile

    Merci Camille pour ce beau texte, et plein de courage pour cette rentrée ! Maman d’une ado dys-, je ressens aussi cette angoisse de devoir replonger dans le tunnel quotidien que tu décris si bien.
    Ici ma fille ne veut pas entendre parler d’aménagements, synonymes pour elle de « différence »… alors c’est moi qui aménage ce que je peu.
    Et à ce propos, un grand merci car l’an dernier tu nous as montré la chambre de ton fils avec un petit meuble à tiroirs organisé par matières… Nous avons acheté le même l’été dernier et rien que cela a déjà grandement facilité l’organisation quotidienne ! Plus de piles de cahiers qui s’écroulent, plus (en tous cas moins) de livres oubliés à la maison, et de la place sur le bureau pour travailler ! Parfois ces petits « trucs’ d’organisation changent vraiment la vie !
    Allez, j’envoie plein de courage à tous ceux (parents et enfants) pour qui l’école n’est pas un long fleuve tranquille !

    1. Sabine

      Mon fils va entrer en 6e et refuse aussi les aménagements. « Je suis déjà roux, ça va comme ça les differences » dit il.
      Je suis assez inquiète. .. il ne veut pas de l’ordinateur qu’on lui a acheté. ..

  13. Adeline

    Merci pour cet article, je m’y retrouve… J’ai 3 enfants, 2 garçons scolarisés, le grand est très à l’aise à l’école, de bons résultats, prends du plaisir à apprendre, adore sa classe et va à l’école avec le sourire chaque matin, il y va même en courant… Et mon deuxième qui lui y va en reculant … Ça nous ai tombé dessus comme ça, en PS la maîtresse ne le comprenait pas mais elle avait compris qu’il fallait lui lire des histoires et elle pouvait le captiver, en MS même Maitresse qui me dit d’aller chez l’orl voir si il entend bien car son langage n’est pas bon pour elle, l’audition nique de l’orl est aussi orthophoniste et nous rassure qu’il est encore petit… Qu’il a le temps… En GS, une nouvelle Maitresse qui nous envoie voir le médecin scolaire, Leon ne connaît pas son alphabet et ne sait pas compter après 20… Le médecin lui fait passer 2 matinées de tests pour nous dire qu’il est petit, qu’il est de fin d’année, que ça viendra, il lui faut plus de temps que les autres mais par contre il possède un vocabulaire d’un élève de CM2… On voit une orthophoniste après une année d’attente… Il rentre en CP, et il assimile les choses quand les autres sont déjà sur autres choses… La Maitresse lui redonne confiance en lui et passe du temps qu’avec lui et si tous les exercices ne sont pas faits ce n’est pas grave… Il sait lire, l’écrit est difficile mais l’orthophoniste y travaille … Lundi c’est la rentrée en CE1, et j’ai peur pour lui, cette Maitresse lui fait peur … Le dernier jour de CP il l’a passé à pleurer car il ne voulait pas quitter sa Maitresse de CP, ce mardi soir je m’en rappellerai, pendant que les autres enfants avaient le sourire, le mien était en larmes dans les bras d’une Maitresse en larmes… Alors évidemment j’ai pleuré avec eux. Et puis la Maitresse de CE1 est venue nous voir et elle m’a dit que tout ira bien, on va vite prendre rendez vous avec elle et je vais lui expliquer comment fonctionne mon Léon, même si je ne sais pas vraiment ce qu’il a … On nous répond toujours qu’il est trop petit, il est né en novembre, il a besoin de temps mais je crois que j’aimerai qu’on me dise qu’il est DYS et qu’on mette tout ce qu’il faut en place pour que mon enfant aille à l’école en courant et non en reculant …

  14. Anne

    Je vous souhaite, à toi et à ton fils, beaucoup de courage pour cette rentrée. Et je te promets de repenser tous les jours à ce que tu as écrit. Pour trouver le courage, moi aussi, de continuer à aider mes élèves dys. Pour ne jamais abandonner. Parce que pour aider au mieux ces élèves, on aurait besoin de vraies formations mais que concrètement elles n’existent pas. Parce que je repense à Alex qui m’a dit un jour «Je sais que j’ai des problèmes. Mais je sais aussi qu’avec vous ils sont moins grands». Parce que j’aimerais tellement que tous réussissent ! Belle année scolaire à vous, à nous !

  15. ptisnherissons

    je suis moi aussi une maman d’enfant dys, de petit zébre . 2 de mes 5 enfants sont des petits zébres; chez nous il y a le package : un peu dEIP, un peu de dys, un peu de TDAH. ET pourtant Toutes ces abrévations ne résument pas mes enfants, ce sont des zébres pour moi. Ce soir je viens de passer 2 heures à travailler pour trouver de quoi aider mon pti 4 de 8 ans à se repérer dans le temps. Une maman de zébres ca doit aussi aider elle même son enfant, en plus des diverses prises en charge. C’est du travail en plus pour une maman. Ca l’a fait grandir encore plus, car ce qui marche avec les autres ne marchent pas avec ces 2 zébres. J’ai appris à tout réinventer pour chacun. j’ai appris a ravaler mes larmes , j’ai appris à essayer de convaincre à etre tenace . j’aurais préfére ne pas avoir à faire ça. Non pas que je voudrais qu’ils soient différents car je les aime pour leurs particularités, leurs dons, leurs richesses . Mais je regrette la sociéte, l’éducation nationale, certains enseignants , les autres
    Merci pour cet article on se sent moins seul

  16. Anne71

    J’ai lu ton post en pleurant…
    Comme j’ai pleuré avec ma petite dernière de 8 ans qui rentre demain dans une nouvelle école.. La sienne voulait à nouveau la faire redoubler, une première demande en CP puis à nouveau en CE1. A chaque fois on l’a sauvé mais là cette année scolaire était de trop, c’est nous qui avons à chaque fois alerter l’école.. Ne serait pas elle dys ? Ne pouvez vous pas faire un PAP ? Bref aucune aide en Février après un RDV avec la directrice nous avons décidé de changer d’école.
    Alors ce soir c’était les pleurs, toutes les deux, car peur et angoissée de sa nouvelle école, et moi aussi avec le doute sur notre choix, sur les futurs devoirs qui détruisent les familles d’enfants en difficulté. Elle n’est pas reconnue dys car si dys ça sera très peu, un petit trouble de l’attention (bien expliquer aux profs de ne pas lui donner 2 ordres en même temps sinon elle perd pied).
    Elle va partir dans une école privée tendance Montessori mais qui suit le programme afin de pouvoir les réadapter pour le collège. J’espère que notre choix sera le bon, ça ne peut pas être pire que ces deux dernières années qui ont abîmées mon enfant, heureusement qu’elle a un super orthophoniste qui est présent pour elle & qui la tire vers le haut.

    Tendres pensées à tous les parents d’enfants en difficultés !! Que ce soit dys ou autres !

  17. Armelle

    Comme je te comprends. J’ai deux enfants. Une fille’ qui rentre au collège avec une dislexie qu’elle
    combat à coup de lecture mais les fautes persistent mais elle se bat. Tant qu’à mon fils, c’est plus compliqué tout est à faire. Nous avons choisi de lui faire redoubler son cp et de le changer d’école, on verra mais on se bat à coup de mdph, maîtresse comme l’année dernière qui l’avait catalogué. On va lui donner l’énergie pour s’en sorti ent ne pas s’apitoyer sur son sort. Courage

  18. A-so

    Merci Camille
    Ton joli texte m’a mis la larme al’oeil tellement les mots sont juste. Notre petite aspi et intolérante malgré son intelligence est souvent mis à la marge avec les autres car tout lui demande de redoubler d effort pour comprendre et adhérer au codes sociaux …. l’angoisse des devoir ici, est un sujet que l’on connait bien aussi.
    Elle est encore en primaire mais chaque année il faut recommencer, alors comme toi je pars un peu découragée et puis une fois qu’on y est, on se rend compte de la force que l’on est capable d’avoir pour les soutenir coûte que coûte, malgré la fatigue et les embûches …. et quand je regarde ma puce grandir et la super nana qui se profile ça me motive encore plus !

  19. Hélène

    Oh là là, comme toutes ses émotions résonnent en moi. Comme c’est réconfortant de savoir que d’autres mamans lionnes ressentent à des moments différents ces angoisses, ces peurs et cette tristesse parfois de voir nos loulous galérer autant. Ton message a été relayé ce matin sur fb par l’Anpeip Réunion… mais je te suivais déjà depuis un petit moment. Merci encore d’ouvrir ton coeur de cette façon, ton partage est une bouffée de mieux-être pour beaucoup d’entre nous je pense. Bon courage à ton grand pour la rentrée, et pour les semaines à venir. Bonne rentrée à ta petite fleur. Hauts les coeurs! Tu n’es pas seule!

  20. Hélène

    Bonjour Camille
    Je ne suis pas maman d’un enfant dys mais prof de maths en collège -lycée. Ton post me restera en mémoire lorsque je croiserai ces enfants extra-ordinaires et leurs parents ….. Ces enfants qui ont par ailleurs des qualités humaines fantastiques qui leur permettent comme ton fils d’arriver avec ce grand sourire dont tu parles. Et je te rejoins sur la responsabilités des adultes qui les croisent pour être bienveillants et accepter qu’ ils ne « fonctionnent » pas forcément comme tout le monde. Il y a malheureusement des collègues qui refusent d’admettre qu’ un enfant ne puisse pas écrire (pour eux il ne veut pas … ) et qui restent hermétiques aux arguments des parents et/ou du personnel médical.
    Je te souhaite de croiser cette année une équipe enseignante à l’écoute des besoin de Sachs
    Je t’envoie unr grande dose d’ondes positives et merci pour tes
    Hélène

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  22. Vion

    Bonjour Camille….. Et Merci !
    Merci de partager cela avec nous, merci de nous montrer que nous ne sommes pas seuls, merci de décrire si bien ce que l’on vit, ce que notre enfant subit, merci…..
    Je me sens plus légère même si, en te lisant j’avais la gorge serrée, j’avais cette impression que tu lisais dans notre vie, j’avais cette appréhension qui remontait dans mon corps, mais au fil des lignes je me suis sentie apaisée, de savoir que de toute manière on allait y arriver… Que l’on est tous des super-héros dans ce monde peu approprié aux dys, aux différences et aux « cabossés » ne rentrant pas dans de belles cases préconçues …. Alors oui, nous allons prendre notre élan pour tenir jusqu’au prochain « lâcher prise »! Merci merci

  23. Ginie

    Salut, je ne commente pas souvent mais ton texte m’a vraiment émue, il devrait être publié dans le journal, ça paraît si simple pour les autres… Quand je lis  » Moi j’avais juste envie que tout aille bien pour lui, que ce soit facile. Qu’il n’aie pas besoin de se battre plus fort que ses copains pour obtenir le même résultat. » je comprends et en même temps ce qu’il vit au quotidien lui forge un caractère nécessaire pour vivre dans la société actuel alors là ou les autres auront souvent eu la vie facile (dans le monde des bisounours) et bien pour une fois ton grand sera largement en avance et aguerri pour rentrer dans ce monde d’adultes! Merci de ce partage et bon courage! Moi la rentrée est faite c’était ce matin pour mes 2 et je crois que j’ai autant le cafard qu’eux!

  24. Alexa

    Juste Merci j ai l impression que tu as su lire en moi … Ici la même angoisse, le même combat, les mêmes obstacles !!!! Mais ces quelques mots me font sentir mieux alors merci. Nous allons repartir au combat ergo, réunion avec le profs, devoirs et les soirs de moins bien ou tu craques trop de fatigue trop de pression. J ai déjà la boule au ventre mais je sais que mon fils est un enfant EXTRA ordinaire tout comme le tien il se bat sans baisser les bras et je ne perd jamais une occasion de lui dire combien je suis fière de lui. Bon courage Camille et Sacha pour cette nouvelle rentrée je suis sûre que vous serez à la hauteur. Bises

  25. nadine

    Bonjour
    je suis émue à double titre…. mon fils aîné ne rentre dans aucune case et souffre à l’école depuis la PS…. il n’a pour l’instant rencontré qu’une enseignante bienveillante qui a su l’apprivoiser et lui donner le goût d’apprendre. Nous découvrons avec lui ce qu’est le haut potentiel et nous l’accompagnons pour ne pas chuter. Sa soeur, EHP elle aussi, est bien plus adaptable mais angoisse à l’entrée en 3è. Mais il entre en 1ère, et annonce déjà qu’il va y souffrir.
    J’ai sorti les poings moi aussi, mais souvent je renonce parce que les enseignants se sentent tellement facilement agressés quand on cherche juste à expliquer le fonctionnement de notre zèbre (et ils le sont , je le sais, le métier devient de plus en plus dur et suscite tellement de jalousie qui engendre l’agressivité, sans parler des parents qui ont un compte à régler avec l’école)
    Et je suis enseignante, de celles qui oublient régulièrement à quel point il faut les aider pratiquement et matériellement. De celles qui ne se rendent pas compte des efforts que ça demande aux enfants et aux familles, de celles qui ont eu l’info, mais qui ne mesurent pas l’impact concret dans leur vie. De celles qui ont besoin d’une piqûre de rappel. Heureusement, tous les parents avec lesquels j’échange font ça avec patience et respect, et chacun m’explique la particularité de leur petit. Et moi, je fais tout ce que je peux pour répondre à leurs besoins. Mais on aurait tellement besoin d’aide sur ce terrain là. Grâce à mes enfants, je peux reconnaître et accompagner au mieux les EHP. Mais je tatonne avec les autres, je fais des erreurs, j’oublie.
    J’essaierai de garder ce post le plus longtemps possible dans un coin de mon cerveau surchargé. Bon courage à tous ceux qui doutent, qui se battent et qui surmonte tout ça quand même, quel que ce soit leur place dans la salle de classe ;-)

  26. Cathy

    Merci, c’est vrai on se sent moins seul(s)
    Mon ado TDA et dys sort du collège, rentre au lycée!
    Encore un cap, recommencer tout à zéro, sans AVS « parce qu’il a besoin de gagner en autonomie!! ».. j’ai moi aussi la boule au ventre: nouveaux profs, nouvel établissement, nouveaux élèves.. au collège les autres ont été infects avec lui!! Et répéter à nouveau l’ordinateur, les grands cahiers, le tiers temps… et toujours avec le sourire et optimisme!!!
    Mais je serai la, je ne le lâcherai pas comme vous toutes..

  27. Cora

    Merci pour ces mots qui auraient pu être les miens, des larmes coulent en les lisant, ici aussi maman d,enfant extra ordinaire et lundi entrée en 6ieme après 2 ans d’une maîtresse formidable grâce à qui la boule au ventre avait disparu. Là huit matières, huit prof, la boule revient et le combat aussi ! Pour nos enfants différents nous avons que le choix de nous battre. Courage.

  28. STÉPHANIE

    Quand je lis tout ces messages je me dit que je ne suis plus seule a me poser toute ces questions.
    Mon fils a 6 ans ce n’est pas un enfant dys mais il présente beaucoup de difficultés avec le langage,on m’a dit plusieurs fois qu’il doit prendre son temps apres de multiples bilan il va bien.
    L’entrée au cp me fait peur la lecture les devoirs ….
    Mais lorsque je lis vos,commentaires ca me donne encore plus envie de me battre avec lui.
    Merci

  29. Laujuin

    Ce qui m ennuie , c est l idée que forcément ça va mal se passer, forcément il n y a aucun espoir du côté des profs. Je sais combien c est difficile puisque prof en lycée pro, je récupère des mômes soit cassés par le système ou par leur famille (et bingo! Parfois les 2!). Mais peut être que cette année, il va tomber sur l’équipe péda qui va pouvoir mieux l’aider.
    Ce qui m’embête aussi c’est l’individuel et le groupe. Je vois que les parents savent tous se battre pour leur enfant mais si rarement pour tous. Comment mieux aider les élèves individuellement? En se battant pour des classes moins chargés, des profs mieux formés, des budgets qu’on ne serre pas, des psys scolaires, des structures plus developpées etc.
    Sacha a déjà l immense chance d avoir des parents présents qui peuvent l’aider. Il s en sortira donc. J aimerais que l education nationale rende tous les mômes heureux. Si déjà les parents tiennent ce rôle, c’est déjà beaucoup ! Bonne rentrée et bon courage.

  30. Elise

    Merci! Je suis très touchée par ces mots… mon Gaspard qui va sur ses 10 ans fait aussi parti de la bande des  » pas vraiment dans la case « . Pour lui ca commencé à 3 ans par la découverte d’une pathologie chronique des oreilles, très rare… et lui pas de bol il a une forme encore plus rare… bilatérale…  » c’est chiant mais c est pas grave « nous avait prédit le chirurgien… presque 10 ans opéré 7 fois, petite baisse d’audition, des appareils.., c’est pas fini mais on s’habitue à tout… paraît il…
    Et puis la chance nous a fait croiser une majorité d’instits vraiment bien qui arrivaient toujours à trouver un fonctionnement avec lui… même si tous les ans , on était invariablement convoqués en debut d’année parce que justement il n’était jamais vraiment Bien dans la case… et puis cette année, laborieuse année de CE2, face à une instit assez psychorigide, nous sommes heurtés aux coins de la case… Bien rigide ….et de rdv de psychomot en Bilan chez le psy… le mot est tombé… HP Avec TDA…. ok… on est parti en vacances en bouquinant des petits trucs par ci par là pour comprendre…. et puis la rentrée approche… et je me sens …. comme toi….. merci encore pour ce texte très juste et très beau.

  31. NouNouLiLi

    Comme je me reconnais en lisant votre article !!
    Que de souvenirs de ces rentrées où il faut batailler avec les instituteurs, professeurs, directeurs, quémander un droit pour nos enfants DYS, batailler pour faire juste comprendre qu’ils sont différents et non pas paraisseux, qu’ils ne sont pas débiles (hé oui j’ai eu droit à ce beau compliment), se battre contre des enseignants amnésiques après chaques vacances (et il y en a dans une année scolaire), retaper à l’ordinateur tous les cours en les déchiffrants vu que nos loulous n’arrivent pas à se relire et son adepte de la copie de phrases a trou ….
    On vous dit dès la maternelle qu’il n’y arrivera pas, en primaire qu’il ne sera jamais lire et écrire, au collège qu’il n’a pas sa place, au lycée qu’il faut l’orienter dans le professionnel …
    Puis vous croisez des professionnels qualifiés, orthophonistes, psychomotriciens, psychologues, vous en brassez car ils ne sont pas tous qualifiés (bien qu’ils le prétendent, à suivre les enfants DYS….
    Vous croisez des perles et votre enfants fait des progrès à petits pas…une bataille de tous les jours…une implication absolue…
    Pourquoi je ne peux pas aller jouer ?? Il faut terminer tes devoirs mon chéri…il est 21h30, il est épuisé et vous aussi…
    Il faut s’accrocher ne rien lâcher !!
    Vous vous transformer en médecin de l’âme, en enseignant, en psychomotricien, orthophoniste, psychologue, secrétaire, traducteur, médiateur, diplomate, la méchante, la mère poule, le dragon, la lionne…la maman.
    Mais tenez bon, ne lâchez rien, impliquez vous, acceptez un redoublement, croyez au ressource de vos enfants DYS, soyez présente, ne vous laissez pas dompter par les enseignants, rapprochez vous du Rectotat,
    Tenez bon pour obtenir un PAI des le primaire, au collège, au lycée, demandez l’utilisation de l’ordinateur le plus tôt possible, pour le brevet et tous autres examens vous pouvez faite ôtez les langues ou simplement que l’oral ou l’écrit …
    Renseignez vous et n’écoutez pas les enseignants !!
    Mon fils qui ne devais jamais savoir lire, écrire, ne sais pas parler l’anglais et l’italien, mon fils qui n’avait pas sa place en primaire, au lycée et au collège, mon fils qui a redoublé deux fois a eu cette année son Bac avec mention Assez Bien !!
    Ne perdez pas courage !!! Le chemin est long, très long et comporte des barrages d’embûches…
    Savez vous que les grosses entreprises sélectionnent des salariés DYS car ils ont un pouvant d’adaptation et de motivation supérieure aux autres salariés…
    À méditer !!

  32. cendrillon

    bonjour,

    J’ai 5 enfants dont 4 multi dys.Et cette boule au ventre, je connais aussi depuis des années.
    Depuis quelques temps,elle est revenue, l’angoisse aussi et parfois même on arrive pas à s’endormir. Combien de fois, il faut se battre pour que les profs appliquent les aménagements, comprennent ce que mes enfants vivent,et même les reprendre quand certaines paroles sont déplacées, blessantes. S’ajoute à cela, la maltraitance des autres enfants, la moquerie, harcèlement que l’on connait depuis la seconde pour un de mes garçons. Mon aîné l’avait vécu en primaire, puis ensuite, cela s’était calmé. Ensuite mon 2ème garçon en 6ème 5ème.Puis maintenant, mon 3ème en 2de, 1ère et j’espère que pendant sa terminale cette année, cela se calmera un peu. Mais pour ça aussi, il faut se battre, car le directeur, certains profs ne veulent pas accepter qu’il y a harcèlement.
    Donc tout ça pour dire que l’on vit toute la même chose. Mais une fois que l’on y est, on se bat pour eux même quand ils ont 16, 17 ou plus.
    bon courage pour cette rentrée.

    1. Bouniol

      Bonjour,
      Merci pour cet article que je souhaite simplement commenter pour faire partager mon expérience. Nous avons nous aussi une enfant DYS qui a aujourd’hui 21 ans. A l’époque il n’y avait pas encore d’ordinateurs mis à disposition, ni de schéma établi pour aider. Ma fille n’a pas été heureuse à l’école, tout a été difficile, l’apprentissage de la lecture sans compter l’écrit…les rédactions…J’ai été jusqu’à son BAC continuellement derrière elle, à la soutenir, l’encourager, lui dire qu’elle devait être courageuse et qu’elle allait y arriver, qu’elle devait prendre confiance en elle. Chaque examen était un objectif à atteindre, en secondaire et même avant elle a très vite demandé un ordinateur et pour apprendre ses cours, elle visionnait des vidéos, pour l’histoire regardait des films, bref elle a appris à biaiser pour assimiler. Notre fille a passé un Bac ES, Sciences Economiques qu’elle a obtenu au rattrappage et parallèlement à passer des concours pour intégrer une école de Management. Les concours, elle les a passés pour me faire plaisir étant sûr que jamais elle ne pourrait y accéder, que c’était peine perdue. Et pourtant elle a eu les écrits puis les oraux…Aujourd’hui, elle a validé son bachelor, n’a jamais eu de rattrapage, a passé un an à l’étranger, réussi les nouveaux concours pour les masters grandes écoles, décroché une alternance dans un grand groupe dans la communication et notre plus grand bonheur est de la voir enfin épanouie, apaisée, bien dans sa peau, heureuse. Elle a rencontré au sein de son école des personnes qui lui ont donné confiance, dans son travail aussi. Comme elle le dit aujourd’hui, tout est toujours plus difficile pour elle mais elle a développé beaucoup d’autres manières de faire, elle est extrêmement pragmatique. Elle ne cache plus le fait d’être DYS. Après des années très dures face à sa détresse, sa rebellion fasse à cette injustice, le fait que sa soeur ait toujours été brillante à l’école avec d’énormes facilités, nous sommes heureux de ne jamais avoir baissé les bras, de l’avoir soutenue et parlons de sa réussite à des parents dans le même cas pour témoigner que ces enfants DYS rament beaucoup oui, beaucoup mais qu’ils atteindront bien sûr la rive car ils sont courageux, très courageux et leurs parents doivent être fiers, se battrent à leur côté et surtout leur apprendre à avoir confiance en eux.

  33. Isa-monblogdemaman

    Et parfois la différence, c’est juste de vouloir travailler en cours. Et d’être moqué pour ça. Le collège et sa loi du plus débile. J’ai tellement de colère en repensant à l’annnée dernière. Plein de bises à vous.

  34. Julimelle

    Ton texte est magnifique, même si on a tous compris que tu aurais préféré ne pas avoir à l’écrire…

    Je ne suis pas une maman dys, mais je pense que chacun d’entre nous devrait lire ton témoignage : les parents comme toi qui se battent chaque année avec courage et colère, force et doute, détermination et découragement, et qui doivent se sentir moins seuls, mais aussi les parents comme moi, si chanceux de ne pas avoir à traverser ces épreuves.
    Oui, parce qu’en tant que parent, nous avons tous une responsabilité sur l’éducation de nos enfants quand à l’acceptation des différences. À chacun d’entre nous d’expliquer à la maison que si lui a un ordinateur, c’est parce qu’il en a besoin. Que si eux ont une personne qui prend le cours en note, les accompagne dans leur travail, c’est parce qu’ils ont un handicap qui nécessitent d’être aidés. Que s’ils ne font pas exactement le même travail que les autres, c’est parce qu’ils ont des compétences différentes dans ces matières-là. Que ça n’en fait pas moins des sous-enfants, qu’ils seraient sûrement ravis qu’on joue avec eux « quand-même » et qu’on ne se moque pas d’eux.
    Je ne sais pas, mais quand mes filles rentrent de l’école en me racontant « et ben tu sais, Machin il a le droit de ne pas faire les contrôles en entier ! C’est pas juste ! », je ne me contente pas d’une écoute évasive de fin de journée. Je pose des questions, je débriefe. On en discute, de la force d’une grand groupe qui se moque face à un tout seul qui se sent effectivement bien seul. Ça me paraît évident.
    Alors oui, tous les parents devraient lire ton texte, et en discuter chez eux. Pour éviter les douleurs inutilement supplémentaires.

    Je ne suis pas une maman dys, mais je suis prof de maths en collège, et donc je côtoie de nombreux enfants comme le tien. Je rejoins ce qui a été écrit plus haut, les collègues qui soupirent en sous-entendant que c’est par flemme qu’untel n’écrit pas, ou encore « EIP ?!? Et moi je suis la reine d’Angleterre ??? » », parce que dans leur matière, elle n’a pas des notes faramineuses, je connais aussi.. Ça me rend folle.
    Surtout quand tu sais que la seule chose à faire, c’est d’essayer de comprendre, d’en discuter avec l’élève, de rencontrer les parents, d’établir une relation de confiance et de tolérance, sans oublier la patience et la douceur. C’est tellement plus facile pour chacun de travailler ensemble !..
    Parce que je n’oublie pas que certains enseignants se trouvent souvent démunis face à ces situations. On ne connaît pas toujours les troubles en question, sans compter les effectifs chargés de nos classes et le manque de formation (on en parle, de la formation à l’éducation nationale ou pas ?!?). Quand tu as dans chacune de tes classes plusieurs enfants à profil particulier, ce n’est plus de la différenciation mais de l’individualisation, et cela devient aussi compliqué à gérer. Mais ce n’est pas impossible. C’est la raison pour laquelle il faut échanger sur le sujet. Chaque année.

    Merci encore pour ton texte, il est d’utilité publique.

    (désolée pour la tartine !)

  35. Gwendoline

    Bonjour Camille,
    Il y a longtemps, je suivais ton blog avec assiduité, je crois que pourtant je n’ai jamais commenté. Et puis, absorbée par mon travail, ma vie perso, mon rôle de maman, j’ai un peu laissé tomber la lecture de mes blogs préférés. Et puis aujourd’hui, pour la première fois depuis très longtemps, je jette un œil sur ton blog, et je tombe sur ce billet.
    Surprise…. Surprise parce que je ne savais pas que toi aussi tu étais ‘maman de dys’, de dyspraxique/dysgraphique a fortiori, tout comme moi. Et surprise, surtout, parce que tu mets des mots sur cette boule d’angoisse qui m’empêche de respirer depuis plusieurs jours. La reprise, cette reprise qui n’a plus le même goût depuis que je sais que je vais me remettre à courir de rendez-vous en rendez-vous chez l’orthophoniste, la pédopsy, la psychomot’, le médecin scolaire, avec la maîtresse, le directeur, le psychologue scolaire, la psychologue spécialiste de la remédiation cognitive, depuis que je sais que je vais me plonger à nouveau dans les affres de l’administration, que je vais rédiger un énième dossier MDPH, supplier pour une avs, accompagner mon fils à des examens, des évaluations de ses troubles des fonctions exécutives, que je vais expliquer cent fois aux enseignants, aux animateurs que mon fils ne le fait pas exprès….. Tout comme toi, je voudrais que l’été dure encore un peu, pour mettre en pause tout cela un peu plus longtemps. Et j’appréhende…. J’appréhende une nouvelle école, les larmes de fatigue et de ras-le-bol de mon fils, son découragement, sa colère face à ce temps qu’on lui vole à lui aussi, ses difficultés à se faire accepter avec ses différences…. Plus que tout, j’appréhende de ne pas être à la hauteur, de craquer, je crains le burn-out et l’incompréhension de mes collègues face à mes soucis.
    Merci d’avoir mis des mots sur ce qui se passe en moi en ce moment, je me sens moins seule, moins ‘anormale’. Et ça fait énormément de bien…..

  36. AnSo

    Bonjour Camille,
    Merci pour cet article très touchant, et merci car grace à toi et un article que tu avais fait sur la Dysgraphie, j’ai fait testé mon fils chez une orthophoniste et il s’avère qu’il est bien dys. J’ai cru devenir dingue lors du 1er RDV avec la maitresse de CE1 qui me disait que mon fils était faignant, qu’il ne finissait jamais son travail écrit et qu’il écrivait comme un cochon, je lui ai alors dis que j’allais faire faire un bilan chez l’orthophoniste et quand j’ai de nouveau pris RDV avec la maitresse pour lui exliquer, elle m’a gentiment dit qu’elle ne pouvait pas s’en rendre compte car c’est une pathologie qui est décelée en maternelle (vu que rien n’avait été fait en maternelle, pour elle, il n’y avait pas de problème), et bien sûr elle me demande s’il y a des aménagement à faire pour mon fils. Quand j’ai dis à l’orthophoniste que la maitresse me demandait se qu’elle pouvait faire pour facilité le travail, l’orthophoniste m’a répondu « elle est gentille (en rigolant) il est peut-être temps de s’en préoccuper »
    alors je te dis MERCI car sans toi je n’aurais surement pas fait le rapprochement et n’aurait jamais pris n’initiative d’aller voir une orthophoniste

  37. Anne L.

    Mais que c’est vrai tout ça, j’en pleurerai !
    J’ai bien envie de faire lire ça à l’enseignante de mon fils en CE1 (TDAH, dyspraxie et dyslexie). Elle n’a de cesse de dire qu’il est « juste feignant » (je cite).
    Merci en tout cas !!
    Anne

  38. Etienne

    bonjour

    merci beaucoup pour votre article. je suis le papa d’un garçon de 9 ans et qui viens d’être diagnostiqué voici quelques mois Dysgraphique.
    Nous commençons les séances ergothérapeute, attendons le résultats de la MDPH pour une AVS.

    Je rencontre beaucoup de mal pour l’aider « psychologiquement » car mon garçon ne parle pas de ses difficultés mais il a l’air de souffrir intérieurement, et désormais l’école lui fait peur …

    voir par l’intermédiaire de votre article que je ne suis pas seul me redonne espoir et envie de l’aider encore plus ce petit bonhomme !

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