mai 23, 2016

DE L’INCONSTANCE DES DEVOIRS

ADO, DYS
.

Les devoirs entre le grand et* moi c’est un peu les montagnes russes. C’est une partie de nos vies que je ne consignerai ici que dans mille ans, lorsque tout cela sera digéré et très loin derrière moi. Je serai alors une vieille blogeuse, je ferai des partenariats Stana, vous verrez on sera tous comme des dingues.

Bref. Ce n’est pas toujours facile facile, mais je me le garde, et je préfère partager les bons moments, ceux où tu te dis : MAIS OUF ! Parfois Les planètes sont alignés de façon superbes. Tout est douceur, rire et connivences entre cet ado et moi. Les devoirs coulent vite, les apprentissages entrent comme dans du beurre. Deux ou trois fois par année scolaire je vous jure, c’est facile d’élever un ado.

Ce soir était une de ces fois.

Pourtant il y avait à faire: dernières révisions d’un contrôle de sciences nat, exercices de français, de maths et… Une rédaction donnée en punition collective par la prof de sport sur le thème : « La course de relais au JO. »

Ok d’accord et merci madame.

Si vous nous suivez un peu, vous remarquerez qu’on en est à notre deuxième dissertation dans cette matière. Nous sommes tombés sur une épicurienne du sport et de la phrase. Vide intersidéral de connaissances en ce domaine. Trop de la chance moi je vous le dis.

L’atout imparable que j’ai dans ma manche est mon épatant mari. Mon cher époux que nous surnommons tendrement « Léquipovitch » tant il est incollable sur le sport de la Grèce Antique à nos jours. Autant vous dire que la course de relais, le palmarès des relayeurs et les records battus n’ont aucun secret pour lui.

Il nous a sorti sa science comme s’il nous récitait l’alphabet, le gamin l’exhortait à parler moins vite, je braillais que je n’avais pas payé autant de séances d’ergo pour qu’il ne tape pas à la vitesse de la lumière. Ça se charriait gentiment entre 4 fois 100 mètres et passage de témoin.

Léquipovitch a simplement eu besoin de dégainer wiki pour nous sortir le nom du quatrième athlète de l’équipe de France qui a battu le record du monde en 1990. En parlant de nom, l’euphorie est arrivée à son comble lorsque nous nous sommes posés la question de savoir si oui ou non, on mentionnait dans la dissertation le nom –béni des dieux- d’un des quatre athlètes français d cette époque. On s’est dit finalement que Sacha ne le mentionnerait qu’à l’oral si et uniquement si sa prof était de bonne humeur.

Car quand même, pulvériser des records du monde et s’appeler Jean Charles TROUABAL, ça vaut quand même son pesant de cacahuètes dans un gymnase de 6ème…

On a ri comme des bossus, on a pondu tous les trois une disseration de sport digne d’une thèse, on a révisé en famille et dans la bonne humeur. C’est rare. C’est précieux. Ça me file un peu les larmes et ça me redonne du courage pour les jours où putain-d’adèle-ça-fait-chier-la-vie.

Et puis le gosse a ponctué la séance de devoir en nous disant que c’était lui officiellement qui réglait les problèmes techniques d’ordinateur et d’internet de ses profs dans leur classe (numérique, je ne vous l’avais jamais précisé). Ça ne m’étonne pas de lui, notre virtuose de l’ordi, ça me rend fière de savoir qu’il se débrouille très bien et que ses profs sont très contents de lui. Ça me fait relativiser sur le fait qu’il soit lé-gè-re-ment casse bonbons à la maison, voyez?

Je vous embrasse fort.

*Le PS du psy : J’avais écrit « le grand EST moi au lieu de ET moi. Nul besoin de vous faire un dessin quant à ce qui se joue entre nous deux à ce niveau.

Le PS du psy 2: Je me rends compte que mon ex mari, le père de l’ado est aussi calé en sport que le nouveau mari. Alors là je suis circonspecte. Quel rapport cosmique me pousse à épouser des puits de sciences en sport. Étant moi même l’être humain le plus éloigné des considérations sportives… Ça je l’ignore encore.

Ça fera 45 euros merci et à la semaine prochaine.

Camille

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14 commentaires

  1. Répondre Ana mai 23, 2016 à 9:30

    Bonsoir,
    Ce soir, l’évocation de mon métier et la vitesse de frappe de votre fils me fait sourire.
    J’aimerais tellement que tous “mes” parents connaissent ces moments où l’on peut rire ensemble même en faisant une rédac’ sur un sujet si passionnant 🙂
    Belle fin d’année à vous.

    • Répondre ritalechat mai 23, 2016 à 9:39

      Une Ergo! Dans mes bras sainte femme!

  2. Répondre magaly mai 23, 2016 à 9:56

    Il y a pas mal d années que je suis les devoirs de fiston de loin. Ça lui va et à moi aussi . Sauf ce we, we de révision de l épreuve de l histoire des arts pour le brevet ,qui a lieu demain. Je l ai aide à mettre en ordre ses idées pour les fiches de révision et je suis devenue par la même incollable sur la gare TGV St exupery de lyon , le chant des partisans, l emballage du reichtag !

  3. Répondre Aude mai 23, 2016 à 10:12

    Ici devoirs = cauchemars. ……
    J’en pui plus. ….

  4. Répondre Daphné @ Be Frenchie mai 23, 2016 à 10:27

    Je traverse une ( courte ) période bénie où le grand se débrouille à peu près seul. Et quand mon aide est requise, ce n’est que quand il sait que je serai réellement efficace. Bon, la dernière fois ce fut pour créer l’herbier de la garrigue, le Boson de Higgs attendra. Et je savoure d’autant plus cette paix des armes que le petit commencera bientôt l’apprentissage de la lecture. Carpe Diem est mon mantra en cette fin d’année.

    Mais l’Education Nationale a-t-elle décidé de valoriser tous ses élèves en les bombardant ingénieurs informaticiens ? Mon grand passe aussi une partie de sa scolarité à réparer, installer, nettoyer les ordis de sa classe. Méthode pratique valorisante et efficace, on n’hésite plus à abuser aussi de ses talents développés à la maison du coup 😉

  5. Répondre boubouknit mai 24, 2016 à 9:58

    J’adorerais quand je donne du boulot à mes élèves qu’il occasionne autant de joie autour des tables de cuisine ou de salle à manger sur lesquelles on aurait tout repoussé dans un coin histoire de se faire de la place… J’adorerais que les copies aient une histoire de partage avant d’avoir une histoire de note, parce que l’apprentissage c’est l’échange. Pourtant, souvent, les parents ignorent parfaitement ce qu’on raconte à leurs enfants, ce qu’ils pensent, ce qu’ils créent… Quelle chance pour les enfants qui, comme les tiens, peuvent partager leur quotidien avec les adultes qui les entourent, quel plaisir de les voir un jour devenir des adultes ouverts à l’échange et au partage !
    PS : et tant pis si ça leur casse un peu les pieds qu’on se même et qu’on insiste pour les faire travailler…
    PPS : et je voudrais bien ton fils dans ma classe moi aussi parce qu’effectivement le tout numérique hein, c’est pas comme cette bonne vieille craie, des fois c’est un peu trop technique pour moi !

  6. Répondre isabelle mai 24, 2016 à 10:41

    Attention dans la dissert’, “relais” avec un “s” !!! 😉

  7. Répondre Lucky Sophie mai 24, 2016 à 1:08

    Ah ah je l’avais déjà entendu celle de Trouabal ! Respect pour la dissert quand même 🙂

  8. Répondre Marie mai 24, 2016 à 2:20

    Chouette tranche de vie!
    Je suis encore bien loin de ce type de défis, avec ma grande poulette de 3 ans, mais en te lisant je m’attriste pour tout ces enfants dont les parents n’ont pas la disponibilité, pas la culture, pas les compétences, pas la conscience nécessaire pour les accompagner ainsi dans leurs apprentissages. Et on s’étonne que nos systèmes scolaires soient tellement inégalitaires :-(.

  9. Répondre nadine mai 25, 2016 à 8:24

    aïe… que ça me parle… 2 adoleschiants à la maison ici, enfants de profs..; c’est posé !
    primaire sans encombres pour l’une, difficile et pénible pour notre zèbre.
    Et le collège….. un champ de batailleS pour les 2 … et on l’avait pas vu venir.
    Alors, après des cris (des 2 côtés) des pleurs (des 2 côtés) des découragements (re-) et si peu de plaisir ensemble, la psy nous a conseillé de DE-LE-GUER…. et notre nounou formidable a pris le relais.
    Fini les cris, les batailles interminables et le cirque quotidien. Ils réussissaient avec elle à faire leurs devoirs en 30 minutes chrono (contre parfois 3 heures ici le mercredi) et revenaient la fleur au béret.
    Me suis fait expliquer la chose, et c’est bien trop long à décrire ici. Mais c’est vrai, quelle galère les devoirs.
    Du coup, la prof que je suis en donne peu, par compassion pour enfants et parents qui souffrent. Mais pas trop le choix puisqu’une langue, il faut bien en apprendre les mots pour la parler et la comprendre.
    Un chouette livre qui dédramatise et qui aide bien parents et enfants “keep calm et réussis tes exams”. ça se lit comme une récréation 😉
    Haut les coeurs !!!

  10. Répondre liliguili mai 26, 2016 à 11:22

    Merci pour cette jolie tranche de vie, de poilade, amour, douceur… Je suis encore loin de tout ça avec mes 2 bambinos mais ça me permet de me préparer psychologiquement. Comme disent les ancêtres de leur voix chevrotante avec leur bonne vieille rengaine “petits, petits soucis, grands…(vous connaissez la suite…) Julie

  11. Répondre Blandinette juin 21, 2016 à 10:40

    Salut !
    Je suis ton blog depuis des années (nos filles sont nées la même année), mais je crois ne jamais avoir commenté.
    Aujourd’hui, je le fais car j’ai une question pratique à te poser. Mon fils rentre en 6ème en septembre et je souhaite aménager son bureau en conséquence. Je me souviens que tu avais opté pour une colonne de rangement avec un tiroir par matière. Avec le recul, que pensez-vous, toi et ton fils, de cette configuration ? Vous en êtes satisfait ? Aurais-tu des conseils d’organisation ?

    J’en profite pour te féliciter et te remercier pour ton blog, c’est toujours un plaisir de te rendre visite 😉

    A bientôt

    • Répondre ritalechat juin 21, 2016 à 9:34

      Tu m’as inspiré un billet du coup! regarde celui de ce soir, les réponses à tes questions s’y trouvent! à bientôt !

  12. Répondre Mélodie juillet 18, 2016 à 4:20

    Il y a tant de choses qui se jouent derrière les devoirs entre l’enfant et les parents…
    Là, en te lisant, je me demande si je n’en donne pas trop. ..

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