mai 10, 2020

Chronique familiale d’une pandémie. #17

Chronique pandémie
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Comme d’habitude si vous avez envie de lire le début, toutes les chroniques sont rangées ici.

Mardi 5 mai. 53ème de confinement.

Nous avons commencé hier le programme de remise en forme de l’été de Lucile Woodward. J’avais une petite idée en tête: faire du sport avec Rodolphe ! Le mec n’avait pas très envie mais je sentais qu’avec un peu de persuasion il s’y mettrait. C’est vraiment chouette de partager ça avec lui. Ces derniers jours nous nous étions un peu endormis dans une routine confortable. Faire ça ensemble est vraiment motivant. Je me dis que ça fait une connivence en plus. le mec est sexy quand il transpire et j’essaie de m’aimer en short. Dans ses yeux c’est plus facile.

Je prends beaucoup de plaisir à cuisiner quelques plats issu justement du Body By Lucile 2020. C’est simple à faire, ça change surtout des habitudes que nous avons. Mention spéciale à cette tarte fine à aux courgettes.

Et puis avec les paniers de Lydia. Le mardi c’est la fête pour nous. Les premières fraises, puis les poids gourmands, les courgettes et dernièrement les courgettes. On se régale depuis 7 ans de la saveur de ces paniers et du courage de cette femme qui a toujours assuré pendant le confinement pour nous livrer des produits frais et locaux.

Dès le début du confinement j’avais imaginé me coudre une robe pour la fin de cette période. Je ne savais qu’une chose, elle serait dans ce tissu que j’ai tant. Trois foulards immense pour une robe de liberté… Il faut simplement que je prenne une décision sur le modèle.

Mardi, jour de facteur. J’ai trouvé ce petit mot sur l’enveloppe. J’ai poussé un “oh” d’étonnement, de surprise et d’émotion. Voilà ce qu’un simple mot peut faire sur un être humain. Bon sang je continuerai pour toujours dire les jolies choses, à remercier.

Mercredi 6 mai. 54ème de confinement.

Rod est retourné au travail aujourd’hui. Juste une journée et pourtant on sent que tout va reprendre. Comme avant? Pour nous ce sera dans une nouvelle configuration puisque nous ne serons plus autant séparés. Il rentrera chaque soir. J’en rêve depuis des années. Et c’est finalement arrivé… Je n’en reviens pas que ce soit arrivé. Je n’ai jamais cessé de demander à l’univers de nous trouver une solution pour ne plus vivre comme ça, séparés la plupart du temps.

M E R C I

Cela fait plusieurs jours que nous ne faisons pas grand chose avec les enfants. Plus de jeux, plus de cuisine. Nous partageons les raps qui souvent partent en vrille, nous parlons mais peu. Nous nous retrouvons pour regarder un film ou lire une histoire mais pas plus. Nous avons trop lâché sur les écrans, même si je trouve que les enfants se réfugient très souvent dans la lecture.

C’est une peu comme si voyant la fin arriver nous nous impatientons bien plus que toutes ces dernières semaines. L’ado est taciturne et ça m’exaspère. Et puis la seconde d’après je me mets à sa place et j’essaie de retrouver les sensations de mon adolescence. Ses ailes son biens trop grandes pour être en cage, aussi dorée soit-elle.

Les enfants ont pris leur premier bain de l’année, voilà des jours qu’ils y pensaient, il a fait si chaud aujourd’hui que j’ai dit oui. Je note toujours cette première baignade dans mon agenda. 6 mai donc! Quelle bande de petits fous! Moi j’attends encore un peu, même si l’envie ne manque pas.

La joie, leurs cris, l’eau froide et leurs sauts pour se réchauffer. La maison commence à prendre ses quartiers d’été, c’est comme ça que je la préfère. Avec les maillots qui sèchent et les cigales… pour ça il faudra encore une grosse poignées de jours.

J’ai sorti les affaires d’été, enfin sortir est un bine grand mot. Elles trônent dans ma chambre et j’ai la flemme de les repasser, de les ranger, de dépendre celles d’hiver de les ranger… Bref c’est pas un truc que j’aime faire!

Rod rentre tôt. Prémices de notre nouvelle vie. Le voir partir le matin et lui dire à ce soir. Il est là notre luxe. Il est là.

PS: ici tout va bien malgré les courbatures.

Jeudi 7 mai. 55ème jour de confinement.

Le premier ministre a parlé aujourd’hui pour nous expliquer le déconfinement, les zones, les couleurs, un kilomètre qui se transforme en 100. J’écoute et étrangement je n’apprends rien. Je suis heureuse de voir que nous serons bien en perm le 11, que l’on s’est bien tenus, dociles petits français félicités. Ça fait beaucoup d’hommes blancs pour dire ce que l’on doit faire non? Ça nous rappelle rien. Allez je suis mauvaise langue, quelques femmes sont venues nous parler. Je fais un peu d’ironie mais toutes ces semaines j’ai été mal à l’aise de recevoir la messe assise dans mon canapé, sans pouvoir donner mon point de vue, sans pouvoir être concertée.

J’ai pris cette photo de moi sans faire exprès en voulant poser mon téléphone pour notre partie de sport en l’air avec Rod. Je l’aime bien. J’ai vieillis, mes cheveux sont désormais poivre set sels sur le devant, j’ai des rides plus vraiment d’expressions. Mais j’ai le regard rieur, tout juste voilé par des mois de tracas. Vous vous ne pouvez pas le voir mais moi je le remarque. Mais je m’aime bien.

Rod est en cuisine, on rigole à cause de petits pois. Cette cuisine tombe en ruine et nous devrons attendre encore pour les travaux. Un intermittent et une indépendant, ça n’aime pas beaucoup ça dans les banques pour prêter des sous pour des travaux.

Et pourtant après avoir culpabilisé les premières semaines de ne pas avoir de métiers utiles, je me suis félicité de cette liberté, des choix que j’ai fait pour moi, de ceux que nous avons fait ensemble. Les travaux attendront…

En parlant d’utilité c’était important pour moi de faire quelque chose qui serve et après m’être remise sur pied coudre des masques solidaires était vital. J’en couds encore, il m’en reste une grosse cinquante à faire mais j’ai bien ralenti pour coudre pour les miens… J’avoue en avoir carrément ras le bol certaines fois mais je continue.

Nous avons termine Unhorthodox recommandé par nos amis Seb et Émilie. Édifiante mini série allemande qui nous a tenue en haleine dès les premières minutes. À voir d’urgence.

Bon tout ça n’arrange pas les yeux qui pique au réveil. Le jour où il faudra reprendre le rythme -en septembre- ça va faire tout drôle.

PS: à part le manque volontaire de sommeil. Tout va bien.

Vendredi 8 mai. 56ème de confinement.

Le soleil inonde mon oreiller. Les rideau sont restés en cabane et si je tourne à peine la tête je suis baignée de lumière et de chaleur. J’adore ça. La caresse du jour comme seul réveil.

C’est férié. Le chemin est toujours si calme les jours férié. Le sera-t-il encore plus aujourd’hui?

Notre rythme a complètement changé, il n’est pas rare que nous mangions vers deux heures. Nous n’étions pas des excités avant le confinement mais là nous nous laissons vivre encore plus que de raison. Et c’est si bon!

Ma salade de fruit est une allégorie de la carte du déconfinement. J’aime l’idée!

Rodolphe sort de la maison et aperçoit la meilleure amie de Violette avec son papa et son frère. Je suis heureuse de les voir mais je ne les invite pas chez nous. Nous parlons un long moment devant le portail, les filles sont folles de joie de se voir mais je ne cesse de les rappeler à l’ordre pour qu’elles gardent leurs distances. Je suis mal à l’aise d’avoir été mise sur le fait accompli. J’aimerais pouvoir disposer de mon déconfinement comme je l’entends. comme NOUS l’entendons, à notre rythme. Je vais m’y employer!

Violette a fabriqué une nouvelle invention. Une chaise à porteurs… Son frères et son père s’y emploient une fois ou deux mais on lui a bien fait comprendre que sa chaise moyen âgeuse nous fracassait le dos et que tant qu’elle n’avait pas trouvé une solution pour que nous soyons tous portés à tour de rôle il fallait qu’elle bosse ses plans. Étrangement elle a démonté l’affaire en un rien de temps.

Je mesure le chemin parcouru, je ne cesse de dire: on l’a fait. On l’a fait. Je pense imprimer toutes ces chroniques et les faire relier pour que les enfants l’emporte en quittant leur nid. Un souvenir de ces huit semaines comme on emporte son trousseau et un petit boite à couture de première nécessité.

C’est toujours un peu déroutant de quitter quelque chose que l’on connait, le cocon de la maison, cette vie à quatre si routinière qu’elle en est devenue rassurante, pour l’inconnu. Un saut dans la vide, une nouvelle vie, distanciée, masquée, aux frontières fermées.

Et dehors? il y aura quoi?

Nous nous adapterons, on est comme ça les humains, on se réinvente.

PS: tout le monde est ok.

Samedi 9 mai. 57 ème jour de confinement.

Violette réclame une cabane. le temps est mou, les orages grondes, Rodolphe refuse dans un premier temps puis se mets à sortir bâche, bois et corde pour tendre une toile de fortune entre deux arbres. Violette sautille, elle est aux anges. Elle ne s’attache que rarement les cheveux, ils dansent autour de des épaules.

L’enfant libre ne savait même pas que le déconfinement était pour Lundi, elle pensait même qu’elle allait recommencer le CE2. Elle est déconnecté de tout sauf de ses émotions, de la joie d’un oui et de la frustration d’un non. De la douceur de Coco et de Harry, des films avec son frère, des câlins avec moi dans le moindre rayons que l’on trouve. Déconnectée et si connectée avec la nature… Cette enfant a l’intuition du souffle de vie. C’est assez étonnant à voir je vous assure. Elle sait une milliseconde avant. Elle comprend les plantes, les animaux… Elle sait créer de l’espace où tout est confiné. Toutes ces semaines, elle a été une respiration pour nous tous. tantôt discrète quand il fallait, tantôt exubérante et fofolle à nous faire exploser de rire.

Créer de l’espace. Voilà ce qu’elle a fait toute la journée aujourd’hui. De cette cabane elle a fait un royaume. Et l’on se sentait si bien “chez elle” qu’à tour de rôle nous y sommes venus passer un moment. C’était doux et d’un coup c’était aussi notre cabane à nous.

Samedi soir les cheveux au vent, tous les quatre réunis autour du désormais incontournable apéro-lachez-vous-on-a-pas-envie-de-faire-de-repas. On a mis de la musique, pris quelques photos, on a regardé les chats jouer ensemble et j’ai fait mine de ne pas voir les enfants se lécher les doigts. Il faisait frais mais c’était bon. Et en face de moi le rosier m’offrait le plus joli des spectacles.Ce soir après 10 minutes intenses de cardio j’ai pris une douche et j’ai enfilé un short en lin et une chemise d’homme (mais à moi) rayée rouge et blanc. Voilà longtemps que je ne me suis pas sentie aussi bien dans une tenue.

Ce soir j’ai cousu pour moi. Je me couche encore bien tard, je vais lire un peu. Aurais-fini ce livre que je lis depuis des mois à la fin du confinement?

Ps: ici tout le monde va bien.

Dimanche 10 mai. Dernier jour de confinement.

Je me lève, il fait gris. Deux mois de soleil et un aperçu d’été et comme si le temps pleurait un peu cette parenthèse il se met à pleuvoir, à tonner au loin.

Demain j’ai rendez vous chez l’énergéticienne. Je suis heureuse de me déconfiner avec elle. La dernière fois qu’une personne m’a auscultée, elle était habillée en cosmonaute et je voyais à peine ses yeux. Peut être que demain j’aurai droit à des mains soignantes sur ma peau. Elle sentira tout. L’effondrement personnel de l’hiver passé, les nuits d’angoisses et les larmes qui sortent seules sans prévenir. L’apaisement grâce au confinement et la respiration qu’il nous a donné malgré les jours affreux de mon double confinement. Malgré les poumons qui brulent et les courbatures qui mangent tout le corps. Elle verra ma détermination à sortir les pieds de ce qui m’englue. Mes doutes aussi. J’espère qu’elle chassera avec moi les peurs revenues.

Les enfants n’iront pas à l’école, pour le grand ce n’est de toute façon pas d’actualité. Pour Violette après avoir discuté avec mes amies instits il n’en est pas question. Je vais reprendre très doucement le chemin du coworking pour travailler un plus efficacement que ces deux derniers mois, pour écrire sereinement aussi. Tant que Rodolphe est là nous nous organiserons tous les deux et puis je prendrais le relai. Ce choix du retour ou non à l’école était très étrange à faire. Aussi surréaliste que ces dernières semaines. Demain je penserai fort fort à toutes mes amies et amis enseignants qui reprennent le chemin de l’école pour nos enfants, aux parents qui n’ont pas le choix et qui vivent avec la culpabilité de remettre leurs enfants à l’école et à tous ceux qui sont heureux de pouvoir reprendre le travail plus sereinement.

Il est grand temps de ne plus se mesurer aux autres, de ne plus regarder ce que fais son voisins. Chacun son déconfinement, dans le respect de l’intérêt général. Voilà comment je conçois ces prochaines semaines… mois… années?

Ici, et cela vaut vraiment juste pour notre foyer, nous avons vécu un moment vraiment à part, dont je me suis réjouis. Cette pause je l’avais demandée à l’univers et je crois que quelques part à un moment donné on a tous formulé quelques chose dans ce genre. “Stop, je n’en peux plus, je n’ai le temps de rien, je veux que le temps d’arrête, plus de sollicitations, plus de programme imposé. Je veux du temps pour moi. Je veux mener à bien des projets que je n’ai jamais le temps de faire. Je veux une pause.”

Cette pause je l’ai eue. Au détriment bien-sûr d’autre chose, mais le compte en banque en berne ne vaut pas le coup que je m’inquiète, il survivra, il revivra.

Dernier jour de confinement et je suis tellement heureuse d’avoir tout consigné ici. Depuis le tout premier jour.

Impossible de terminer ces chroniques sans remercier.

Merci pour la douceur des jours sans réveils. Merci pour ce nouveau tournage qui nous réunira enfin. Merci mes enfants chéris d’avoir si bien supportés ces longues semaines. Merci pour les rires que vous me donnez. Merci Rodolphe pour les bons petits plats, merci pour la musique et les temps de solitude quand j’en avais besoin. Merci pour les brioches, les banana bread, les accras et les wrapéros. Merci pour le rosé, les bières nîmoises qui me faisaient tourner la tête. Merci d’avoir retrouvé très vite une bonne santé et que mes poumons aient tenu le coup. Merci pour les films et les séries jusqu’à beaucoup trop tard. Merci d’avoir mis cette petite Coco sur notre chemin, pour Harry qui l’aime enfin. merci pour les tulipes, les anémones, le muguet, les pivoines, le lilas, les roses et les courgettes qui poussent. Merci la nature pour les bourgeons puis les feuilles. Merci de nous avoir donné, d’avoir continué à vivre quand pour nous tout était arrêté. Merci pour le jardin et ses milles efforts. Merci pour ce temps suspendu, pour cette parenthèse.

J’arrête là. Mercredi ou jeudi nous irons enfin voir mes parents. J’ai hâte de les serrer des yeux, de voir leur maison, leur jardin paradisiaque.

Et de manger les premières cerises.

Je vous embrasse.

PS: Ici tout continue.

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35 commentaires

  1. Répondre Delph mai 10, 2020 à 3:55

    Merci pour ces chroniques
    Tu auras été mon rdz vs évasion du confinement..avant ça d ailleurs lol..
    Ça m a aussi regonflé à bloc …
    En avant

    • Répondre Ritalechat mai 11, 2020 à 8:25

      Que c’est chouette de lire ça!

    • Répondre Pauline Van Lancker mai 11, 2020 à 9:27

      Et merci à vous pour ce partage, sincère et simple, pudique et intime a la fois.

      Merci pour vos mots si justes.

  2. Répondre nuleenig mai 10, 2020 à 5:02

    MERCI d’avoir partagé tout ça. ça m’a aidée, rassurée, motivée. Merci !

    • Répondre Ritalechat mai 11, 2020 à 8:26

      Avec plaisir!!

  3. Répondre Valérie mai 10, 2020 à 5:42

    Merci beaucoup pour vos partages dans le bon comme le moins bon. Un régal de vous lire. Merci beaucoup

  4. Répondre Nadine mai 10, 2020 à 6:10

    Je laisse ici un commentaire comme jen ai mis sur fb ou insta…
    Bravo pour ta jolie plume, ces mots si bienveillants sur le fait de ne pas se comparer.
    Merci a toi qui aide à relativiser la vie.

    • Répondre Ritalechat mai 11, 2020 à 8:24

      Et merci à toi de me laisser des petits messages, c’est super sympa!

  5. Répondre Barbara mai 10, 2020 à 7:46

    Un bonheur comme toujours. Vos écrits ont ponctué mes semaines . Merci

    • Répondre Ritalechat mai 11, 2020 à 8:23

      Avec plaisir!! Merci d’avoir laissé un petit message.

  6. Répondre bobette mai 10, 2020 à 8:06

    merci pour ces mots qui font écho à ce que j’ai ressenti et ce que je ressens encore. Tu nous as accompagnés durant toutes ces semaines, je n’ai pas écrit. j’ai passé tellement d’heures sur l’ordi pouces élèves que c’était au dessus de mes forces mais il n’est pas trop tard pour mettre par écrit mes ressentis.

    • Répondre Ritalechat mai 11, 2020 à 8:23

      Oh non il n’est pas trop tard!!

  7. Répondre Doudacrea mai 10, 2020 à 9:13

    Merci pour vos mots, tous lus avec attention au fil du temps… J’étais confinée à temps partiel puisque je n’ai pas cessé de travailler et pourtant ça me fait tout drôle… Ce soir en lisant votre billet, les larmes sont montées avec le paragraphe école… Tellement difficile à prendre comme décision, irréaliste comme vous dîtes. Merci de rappeler le respect de chacun.
    Douce continuation à tous les 4 ;-))

    • Répondre Ritalechat mai 11, 2020 à 8:22

      Oui ça nous a occupé l’esprit bien des jours. je suis triste que les enfants aient quitté l’école ainsi, presque comme des voleurs.

  8. Répondre Marie-Morgane mai 10, 2020 à 9:31

    Merci Camille pour ces moments plaisants, lecture du soir ❤️
    Et merci pour cette parenthèse malgré le malheureux contexte, c’était si agréable ce temps en famille, ce temps pour nous… on réfléchit clairement pour garder ce rythme plus doux
    Belle soirée

    • Répondre Ritalechat mai 11, 2020 à 8:19

      Ici pas vraiment de différence, je te réponds là en supervisant la dictée de violette! On va essayer de garder la douceur aussi.

  9. Répondre Aurelie mai 10, 2020 à 9:44

    Merci pour tes confidences, je vous ai découvert un petit avant le confinement, et ça m’a fait beaucoup de bien de te lire.
    Joyeux deconfinement, prenez soin de vous.

    • Répondre Ritalechat mai 11, 2020 à 8:18

      Merci de nous avoir suivis!

  10. Répondre Kat mai 11, 2020 à 6:53

    Merci pour ces chroniques ! Tu ne voudrais pas continuer pour le déconfinement ?

    • Répondre Ritalechat mai 11, 2020 à 8:18

      Un peu si mais pas aussi régulièrement je pense. ça m’a beaucoup plu en tout cas!

  11. Répondre Laura Doutreligne mai 11, 2020 à 8:16

    Merci tellement pour ces merveilleuses chroniques malgré le contexte ! Quel plaisir de vous lire et si émue aux dernières lignes de celles-ci. Bon déconfinement à tous les 4 💋💋💋

    • Répondre Ritalechat mai 11, 2020 à 8:17

      Merci Laura de prendre le temps de ma laisser un message. Bon déconfinement à vous aussi!

  12. Répondre isavoyage mai 11, 2020 à 8:51

    Merci pour tes récits, si beaux, si vrais, si frais !

  13. Répondre 12373camille mai 11, 2020 à 9:24

    Je vous souhaite un déconfinement en douceur… et je viendrai vous lire plus régulièrement par ici, je « prendrai le temps » parce que ce fût un plaisir de vous lire pendant ces quelques semaines 🙂

    • Répondre Marie-Françoise mai 11, 2020 à 3:14

      Merci pour vos chroniques.
      Ce fut un réel plaisir de les lire. Vos mots m’ont touché , m’ont parlé, m’ont rassuré sur mes émotions très semblables aux votres lors de ces semaines de confinement. Merci pour se partage.
      Bon déconfinement.
      Vous devriez peut être écrire la suite, c’est une période pas si simple non plus et vos mots sont très soutenants. Je viendrai plus souvent par ici. Ce fut une belle découverte.
      Prenez soin de vous

  14. Répondre nathalie mai 11, 2020 à 1:18

    Merci pour tes partages: tes émotions, tes mots, tes photos, … tu nous as beaucoup donné pendant ces huit semaines. Chez nous, en Belgique, première phase du déconfinement. Ce week-end, nous avons pu retrouver une de nos filles qui n’était pas confinée avec nous et cela a été un vrai bonheur. Prenez bien soin de vous. Je vous embrasse.

  15. Répondre Maud mai 11, 2020 à 9:56

    Merci pour toutes tes chroniques….. Moi j’ai écrit au jour le jour j’ai fait ma quotidienne…. J’espère que tout ira bien pour tous.

  16. Répondre Sarah (sapala25) mai 12, 2020 à 9:05

    Merci Camille pour ces douces chroniques, je n’ai rien consigne de tel et pourtant ces 8 semaines sont passées très (trop) vite. J’ai aimé venir ici partager un petit morceau du sud, ton combat contre ce virus , les petits victoires , la couture de masqueq…le PS ici tout est ok ou tout le monde va bien
    Prenez soin de vous, une nouvelle etape commence!

  17. Répondre Gersende mai 13, 2020 à 8:06

    Je débarque un peu tard et n’ai donc lu que cette dernière semaine de confinement mais déjà beaucoup d’émotions ressenties… c’est génial d’avoir tout consigné comme cela! J’adore votre façon de décrire les choses, on ressent la force et la délicatesse, les actions et les respirations…
    A vrai dire j’ai été attiré sur le blog par votre story ou vous filmiez les roses et les touchiez après avoir filmé coco et je ressentais la sensation que cela procure! La douceur et le frétillement d’une grande rose bien charnue!J’ai trouvé cela si drôle!
    Merci pour cette parenthèse
    Bonne continuation!

  18. Répondre Sophie mai 15, 2020 à 2:19

    Les larmes aux yeux en vous lisant, Camille, un pincement au coeur que cette chronique s’achève et qu’il faille sortir de l’enveloppante et maternante bienfaisance de vos mots durant ces 50 jours
    Vous avez été, êtes, le reflet de beaucoup de mes émotions et ressentis profonds.
    Merci pour ça, pour cette sororité, cette sincérité qui fait de vous un être extra-ordinaire, une fontaine de jouvance à laquelle on viendrait boire chaque jour, pour se ressourcer.
    Le plaisir chaque fois renouvellé de vous lire, quel que soit le sujet, a été comme l’éclosion de ces roses dans votre jardin. Un moment de grâce.
    Une parenthèse se ferme, une nouvelle s’ouvre, qu’il nous faut continuer d’inventer, ainsi va la vie. Et nous sommes vivants! Plus que jamais peut-être.
    Je vous embrasse

  19. Répondre Mathilde mai 15, 2020 à 2:31

    Bonjour Camille,
    Je ne découvre qu’aujourd’hui cette dernière chronique (j’aime lire les blogs, prendre le temps de lire les mots déposés ici et là ! Merci d’écrire encore ici 😊 Et d’envoyer la newsletter).
    Merci donc, pour les jolies mots, les mots vrais et aussi pour les fleurs ; les roses d’aujourd’hui sont superbes!
    Je vous souhaite le meilleur dans ce qui s’annonce un printemps plein de changements.

  20. Répondre Odile mai 20, 2020 à 5:40

    Merci pour vos partages, pour vos belles photos.

    Continuez à nous écrire.
    Bon déconfinement à vous et à votre famille.

  21. Répondre Rose mai 25, 2020 à 7:58

    Bonjour. C’est un plaisir de vous lire mais si je peux me permettre de vous donner un petit conseil : relisez-vous ! Il y a malheureusement trop de coquilles et erreurs de grammaire qui gâchent la lecture. Bonne soirée.

  22. Répondre Rose mai 25, 2020 à 8:22

    (En réponse)
    Pardonnez-moi si je vous ai blessée, vraiment ce n’était pas mon intention. Mais je vous lis depuis longtemps et je trouve cela tellement dommage que de si jolis textes soient gâchés par de petites étourderies qui pourraient être corrigées suite à une ou deux relectures. Cela dit, ce n’est qu’un conseil, aussi bienveillant puisse-t-il être, vous êtes ici chez vous. Bonne soirée.

  23. Répondre Lyloo mai 29, 2020 à 4:33

    Merci pour ta chronique que j’ai adoré lire

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